Modulation de la fertilisation La technologie au service de vos rendements

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Les équipements et les services de modulation intraparcellaire de la fertilisation se démocratisent. Une réponse à la double problématique environnementale et économique qui se joue au moment de l’indispensable apport d’engrais en cultures.

La fertilisation est le premier poste de charges d’approvisionnement en blé tendre devant les semences et les produits phytosanitaires.La fertilisation est le premier poste de charges d’approvisionnement en blé tendre devant les semences et les produits phytosanitaires. (©Terre-net Média)

La modulation intraparcellaire de la fertilisation consiste à faire varier la dose d’engrais entre différents points d’une même parcelle selon le potentiel de la culture ou ses besoins nutritifs. Différents systèmes existent et se déploient en lien notamment avec le développement des technologies de guidage et d’épandage de précision. Dans tous les cas, il s’agit d’optimiser ses apports pour d’abord gagner en rendement et en fertilité avant d’espérer des économies sur sa dose d’azote par exemple.

Selon Pascal Ramondenc, directeur du développement chez Agridis, réseau de distribution et de mise en marché pour les négoces et coopératives, « affiner le pilotage de la fertilisation, c’est aussi donner les moyens aux agriculteurs d’optimiser leurs taux de protéine, donc de maintenir les débouchés export et les primes pour la qualité, en plus d’atteindre leurs objectifs de rendement ».

Enjeux multiples

Carte de préconisation de modulation d'apport d'azote sur colza réalisée avec une observation drone.Carte de préconisation de modulation d'apport
d'azote sur colza réalisée avec une observation drone.
(©Terre-net Média)

Les enjeux sont donc d’ordre économique, mais aussi environnemental et réglementaire, car l’utilisation d’un outil d’aide à la décision permet de justifier ses interventions par rapport à la directive nitrates et à la conditionnalité des aides. En effet, le plan de fumure et la tenue du cahier d’épandage sont obligatoires depuis 2009.

Et alors que la directive nitrate plafonne la dose d’azote organique à 170 kg d’azote/ha en zone vulnérable et à 140 kg d’azote/ha en zone en excédent structurel, le cinquième programme d’actions national recommande d’ajuster la dose au cours du cycle de la culture grâce à un outil de pilotage et laisse la possibilité de dépasser la dose prévisionnelle si celui-ci le préconise. Les outils d’aide à la décision sont donc un levier pour rester maître de sa fertilisation.

Rééquilibrer la richesse des sols

Les outils disponibles calculent une dose optimale d’azote, mieux adaptée, grâce à une meilleure représentation de la variabilité de la croissance des plantes au sein des parcelles et visent le rééquilibrage de la richesse des sols. Ils permettent de moduler les apports au niveau intraparcellaire, soit avec un système automatique de console qui enregistre les cartes de recommandation et pilote l’outil, soit manuellement en travaillant sur de plus grandes zones.

Dans le premier cas, le schéma de modulation se décide avant l’intervention grâce à une cartographie de la parcelle, élaborée à partir d’images satellites, de données captées par drone, de mesures au champ. Il peut également se dessiner en temps réel à l’aide d’un dispositif de mesure embarqué qui évalue le besoin en azote de la culture à l’avant du tracteur et adapte le débit de l’épandeur. L'expérience montre que la dose peut varier de 60 à 80 unités entre deux points.

Plus d'informations à travers d'autres articles et reportages photos et vidéos à retrouver en cliquant sur cette carte interactive.


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