Labour et décompactage « L’essentiel, c’est de s’adapter »

E.M. Terre-net média

A la tête d’un troupeau d’une quarantaine de vaches laitières et de 330 hectares irrigués dans la Sarthe, Arnaud Dousset utilise régulièrement la charrue et le décompacteur. Il revient sur l’intérêt d’un travail du sol en profondeur et sur l’évolution de la technicité des machines.

Même si les techniques culturales simplifiées et le semis-direct se développent, les charrues et autres décompacteurs ne sont pas prêts de disparaître des hangars agricoles. « Sur certaines cultures comme les pommes de terre ou les légumes, on laboure tous les ans, et sur le blé, le maïs et le tournesol au moins tous les trois ans », estime Arnaud Dousset, polyculteur-éleveur au Lude dans la Sarthe.

Avant de semer, il passe en général un cover-crop dans ses terres sableuses-limoneuses, et un cover-crop ainsi qu’une rotative dans ses terres argileuses. « Pour les semis de printemps, un simple coup de vibro derrière la charrue suffit en général », illustre-t-il. Mais un travail de fond (en dessous de 35 cm) régulier est, d’après lui, indispensable pour laisser redescendre l’eau, aérer le sol et le restructurer ainsi que pour enfouir les adventices.

« Avec la réduction des produits phytosanitaires, la charrue va retrouver sa place. En monoculture, le désherbage est trop difficile à gérer sinon !, lance-t-il. Car si elle présente des avantages dans une zone d’irrigation comme la mienne et en matière de rendements, la monoculture favorise le développement des adventices et des résistances. L’essentiel, c’est de s’adapter car tout dépend évidemment des terres, des cultures et des conditions météo. Et malgré l’observation et une bonne connaissance de ses terres, on se fait encore parfois avoir ! »

Il utilise actuellement un décompacteur Grégoire-Besson et il vient de réinvestir dans une charrue dernier cri chez le même constructeur. « Les matériels ont bien évolué. Les corps restent les mêmes mais les réglages ont été beaucoup facilités. Grâce aux commandes hydrauliques, il n’y a par exemple plus besoin de descendre du tracteur en fourrières. Les dégagements sont aussi plus grands. Le changement des pièces d’usure et des pointes est aussi beaucoup plus facile et rapide. Et puis désormais ils sont de plus en plus combinés avec des rouleaux. »

Profil de l’exploitation

Earl de polyculture élevage avec 2 salariés.
40 à 45 vaches laitières.
330 hectares de cultures dont 150 ha de maïs, 70 ha de blé, 22 ha de pommes de terre, 20 ha de tournesol, 15 ha de légumes (carottes et haricots), et une cinquantaine d’hectares de pâturage.

 


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