Sécheresse 2011 (Mis à jour le 26 mai 2011) 47 départements désormais concernés par des restrictions d'eau

Afp

C'est quasiment la moitié de l'ensemble des départements français qui connait aujourd'hui des mesures de restriction des usages de l'eau avec l'arrivée de la Haute Marne (52).

Au 26 mai 2011, un 47e département, la Haute Marne, vient d'être placé sous arrêté de limitation des usages de l'eau.


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Et ça continue de monter ! Aujourd'hui, trois départements viennent s'ajouter à la liste publiée par le ministère de l'Ecologie, avec l'arrivée de l'Orne (61) et du Tarn-et-Garonne (82).

Au 25 mai 2011, 46 départements sont concernés par des restrictions d'eau, avec des mesures prises dans l'Orne et le Tarn-et-Garonne.


Le 24 mai 2011, le nombre de départements concernés par les restrictions d'eau est passé à 44, avec l'arrivée de la Saône-et-Loire et de l'Essone. (voir la carte ci-dessous).

Quarante-quatre départements, soit onze de plus que mercredi, sont désormais concernés par des mesures restreignant certains usages de l'eau, selon le bilan actualisé mardi par le ministère de  l'Ecologie.



42 départements sont désormais concernés par
des mesures de restriction des usages de l'eau.
(© Terre-net Média)

Les mesures les plus fortes, qui étaient concentrées sur une vingtaine de départements en début de semaine, ne concernent plus que 15 départements, dont ceux de la région Poitou-Charentes, la Dordogne, le Lot et le Rhône, selon le tableau des arrêtés préfectoraux publié par le ministère sur son site internet (www.developpement-durable.gouv.fr/Point-situation-secheresse.html). Quatre départements restent par ailleurs placés en situation de vigilance. Les restrictions d'eau limitent les usages jugés non prioritaires pour les particuliers (arrosage, remplissage des piscines) et peuvent aussi encadrer l'irrigation agricole.

« On est dans une situation de mois de juillet en ce qui concerne tous les indicateurs »

En Charente-Maritime, des éleveurs et céréaliers dits irrigants, qui ont besoin d'eau pour arroser leurs cultures, bloquaient depuis samedi matin les quatre entrées et sorties de l'autoroute A10 desservant le département pour protester contre l'interdiction des prélèvements d'eau. « Les cultures ont trois semaines d'avance et c'est maintenant qu'elles ont besoin d'eau pour le maïs fourrage et le maïs grain », a expliqué Daniel Seguin, président départemental de l'association concertation irrigation et maîtrise de l'eau (Acime).

« On est en situation de crise et de gestion de crise », avait souligné lundi la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, après avoir réuni avec un mois d'avance la commission de suivi hydrologique (dit « comité sécheresse ») rassemblant les représentants du Brgm, tous les usagers de l'eau, des élus et des experts, afin de faire le point sur la situation. « On est dans une situation de mois de juillet en ce qui concerne tous les indicateurs: nappes, débit et fonte des neiges », avait-elle ajouté. Il n'y a « pas de bonnes nouvelles » à attendre de Météo France qui a indiqué samedi ne pas prévoir de « pluies étendues et significatives » mais seulement des orages localisés pour les sept prochains jours.

« Ce ne sont pas des pluies efficaces car elles ont du mal à s'inflitrer dans le sol et ont plutôt tendance à ruisseler »

« Le mois d'avril avait été extrêmement sec et la situation ne s'est pas du tout arrangée au cours du mois de mai », a indiqué à l'Afp Dominique Raspaud, prévisionniste à Météo France. Les précipitations sont restées largement déficitaires par rapport à un mois de mai moyen. A Paris, « il est tombé 1 mm de pluie depuis le début du mois de mai » alors que la moyenne, pour un mois de mai complet, est de 65 mm, a souligné Mme Raspaud. A certains endroits, des quantités importantes d'eau sont certes tombées ces derniers jours sous forme d'orages mais « ce ne sont pas des pluies efficaces car elles ont du mal à s'inflitrer dans le sol et ont plutôt tendance à ruisseler », a remarqué la prévisionniste.

Les températures élevées, actuellement supérieures de 2,5°C en moyenne aux températures habituelles, sont un « facteur aggravant » car elles favorisent l'évaporation de l'eau dans les sols superficiels Le « comité sécheresse » doit se réunir régulièrement et au plus tard à la mi-juin, en fonction de l'évolution de la situation.

Retrouvez toutes les prévisions météorologiques de vos parcelles sur : l'Observatoire météo.


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