État des nappes phréatiques 60 % des nappes affichent un niveau modérément haut à très haut

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Selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), au 1er mai 2018, près des deux-tiers des nappes phréatiques (60 %) affichent un niveau modérément haut à très haut et moins d’un quart d’entre elles (21 %) affichent un niveau modérément bas à très bas.

Etat des nappes phréatiques au 1er mai 2018 en France.État des nappes phréatiques au 1er mai 2018 en France. Cliquez pour agrandir. (©BRGM)

Dans sa note du mois de mai, le BRGM indique qu'au 1er mai 2018 « près des deux-tiers des nappes (60 %) affichent un niveau modérément haut à très haut et moins d’un quart d’entre elles (21 %) affichent un niveau modérément bas à très bas. Un cinquième (19 %) se situe dans la moyenne. »

« Cette situation confirme l’incidence notable des pluies de ce début d’année et une recharge hivernale conséquente. É l’exception de quelques rares secteurs, on note, sur la plus grande partie du territoire, que les précipitations du début d’année ont été significatives en termes de recharge des aquifères. »

La situation des nappes au 1er mai 2018 traduit la bascule entre hautes eaux et la période de basses eaux à venir. Cette situation est habituelle pour cette période de l’année.

« Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut on peut citer :

  • L’ensemble des nappes du bassin Adour-Garonne dont les niveaux sont stables, voire en hausse et qui se situent désormais au-dessus des valeurs moyennes.
  • Les nappes de l’est et du sud du Bassin parisien dont les niveaux sont modérément hauts à hauts avec, certes, une tendance globale à la baisse mais habituelle pour cette période de l’année.
  • Les aquifères karstiques des régions de Montpellier et de Nîmes dont les niveaux sont désormais stables mais assez hauts pour cette période de l’année.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent des niveaux désormais hauts, après des épisodes pluvieux significatifs récents, qui ont induit une dynamique de recharge importante.

Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, tout particulièrement en aval de Lyon, qui présentent des niveaux qui sont en hausse progressivement mais qui, pour beaucoup d’entre eux, sont bas, à cause d’un cumul de pluie faible sur le début d’année.
  • Les aquifères de la plaine du Roussillon dont les niveaux sont, globalement, assez stables mais encore, pour beaucoup, assez bas. Ce secteur n’a pas bénéficié d’épisodes pluvieux suffisants pour générer la recharge attendue. »

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