Onic "Apache", "Caphorn" et "Charger" : tiercé gagnant du blé français

AFP

"Apache", "Caphorn" et "Charger", trois variétés de blé bien nées, estampillées "panifiables supérieurs", ont reçu les faveurs des céréaliers francais pour la récolte 2005, selon une étude variétale réalisée par l'Onic (office national interprofessionnel des céréales).

Au terme d'une enquête réalisée auprès de 5.000 exploitants, "Apache",  apparue au catalogue des semences en 1998, confirme sa première place avec 20 %  des surfaces emblavées.

« Mais sa position n'est plus aussi dominante », constate l'Onic. Le leader  est en effet aujourd'hui menacé par "Caphorn", de deux ans son cadet  (inscription en 2000), qui lui a repris trois points par rapport à 2004 avec  11 % des superficies.

Suit "Charger", un ancien (immatriculé en 1997) qui résiste et se  maintient, tant bien que mal, dans le trio de tête avec 7 % des surfaces.

"Isengrain", son contemporain, décroche et perd deux places (5ème) alors  que "Nirvana", un bleu inscrit en 2002, fait son apparition dans le "Top-ten"  des variétés préférées des céréaliers français.

« Dans l'ensemble, les blés panifiables confirment leur suprématie avec 90 %  des surfaces cultivées au détriment des BAU (blés autres usages, destinés à  l'alimentation animale) qui n'occupent désormais que 10 % des surperficies »,  constate l'Onic. En 1997, cette proportion était de 68 % en faveur des premiers.

En France, les blés se divisent, schématiquement, en trois grandes catégories: les blés panifiables supérieurs (BPS) destinés à la meunerie, les  blés panifiables courants (BPC) également destinés à la meunerie mais aussi,  éventuellement, à l'alimentation animale et, enfin, les blés autres usages  (BAU) exclusivement réservés au fourrage.

Dans le classement établi par l'Onic les blés panifiables supérieurs (BPS)  placent neuf de leurs représentants dans les dix premiers. Seul "Sponsor", un  BPC (blé panifiable courant) vieux de sept ans, parvient à se glisser à la  8ème place.

Les petites exploitations privilégient "Apache", "Isengrain" et "Soisson"  tandis que "Caphorn" et "Charger" s'installent dans les fermes de plus de 50  hectares.

Par ailleurs, les agriculteurs français se montreraient plutôt frileux à  tester de nouvelles variétés, révèle le rapport de l'Onic. Seulement 39 %  d'entre-eux ont essayé, au moins, une nouvelle semence cette année. Ils  étaient 45 % il y a deux ans.

Et parmi ceux qui ont tenté l'aventure, 72 % se sont limités à une seule  variété. Tendance déjà observée l'an dernier.

Les variétés "testées" sont généralement des blés panifiables supérieurs  récents notamment "Caphorn" (11 %) et "Nirvana" (10 %) mais aussi "Andalou",  Royssac", "Sankara" et "Mendel" qui font leur apparition dans les dix variétés  les plus cultivées pour la première fois.

Les principaux critères de choix retenus par les agriculteurs pour essayer  une nouvelle variété sont : les « caractéristiques agronomiques » à 37 %  (résistance aux maladies, adaptation au sol etc...), le « rendement » à 23 % ou,  tout simplement, l'« envie de changer » à 20 %.


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