Chrysomèle du maïs Manifestation contre le Régent et le Gaucho à Colmar

AFP

COLMAR, 22 mars (AFP) - Une cinquantaine de personnes (35 selon la police) se sont rassemblées lundi après-midi devant la préfecture de Colmar, à l'appel de la Confédération paysanne, pour dénoncer l'utilisation de semences de maïs traitées au Régent et au Gaucho dans le sud de l'Alsace, touché par un insecte ravageur, la chrysomèle, a-t-on appris de source syndicale.

"Nous demandons au préfet le retrait des semences déjà vendues aux agriculteurs et le retrait des stocks", a indiqué à l'AFP, Christophe Hartmann, responsable de la Confédération paysanne dans le Haut-Rhin, qui était épaulée devant la préfecture par l'association écologiste Alsace Nature.

Selon M. Hartmann, la Chambre d'agriculture a récemment décidé de contraindre les cultivateurs exerçant dans les zones infectées depuis l'été dernier par la chrysomèle du maïs, et qui sont situées dans le sud du Haut-Rhin, à avoir recours à des semences traitées au Régent et au Gaucho.

"Il est extrêmement urgent d'agir car les premiers semis de maïs doivent commencer début avril", a ajouté M. Hartmann, qui préconise notamment une rotation des cultures à la place des insecticides.

Le ministère de l'Agriculture a annoncé le 23 février la suspension de la vente du Régent et la mise sous surveillance du Gaucho - tous deux accusés par les apiculteurs de décimer les abeilles - mais a autorisé les agriculteurs à utiliser, pour leurs semis de printemps, leurs stocks déjà constitués de semences traitées avec ces insecticides.



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