Filière colza Dekalb réaffirme son engagement dans la recherche

Terre-net Média

La filière française fait actuellement face à de lourds enjeux : la réduction de la dépendance du pays en protéines végétales et un nouveau contexte des biocarburants. À cela, s’ajoute une nécessité de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. Pour Dekalb, la génétique apparaît comme une réponse majeure.

Vitrine de variétés de colza DekalbDekalb s'engage avec différentes innovations variétales afin de répondre aux attentes en amont et en aval de la filière colza. (©Terre-net Média)

Pour répondre aux différents défis de la filière colza, Dekalb mise sur la recherche : « nous nous efforçons d'apporter une réponse à tous les besoins du terrain et à l'évolution du marché (teneur en huile, protéines) en exploitant la diversité génétique » explique Boulos Chalhoub, directeur de la sélection colza Dekalb en Europe et Moyen-Orient.

Une étude qualitative a été réalisée par Kynectec à la demande de Dekalb, auprès des colzaïculteurs français. L'objectif : orienter au mieux la recherche vis-à-vis de leurs attentes. Pour les colzaïculteurs français, la rentabilité reste leur facteur de motivation n°1.  « Le défi de notre sélection consiste à la fois à assurer des performances élevées et stables en termes de rendement mais également à constituer des bases génétiques fortes », indique Laurent Verdier, sélectionneur colza hybride chez Dekalb.

Dekalb souhaite « réaffirmer son engagement dans la recherche » en conciliant à la fois les besoins des agriculteurs, les attentes des marchés et les attentes sociétales et environnementales. Parmi ces enjeux, figure la réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires.

Réduire l'usage des intrants

Pour une culture avec une si longue présence au champ (11 mois), lutter contre les bioagresseurs et les adventices représentent d'importants challenges. Dekalb cherche donc à allier potentiel de rendement et résistance aux bioagresseurs par l'innovation variétale afin de limiter l'utilisation des produits phytosanitaires. En parallèle, le semencier mise aussi sur d'autres axes de recherche : efficience de l'azote, régularité, résistance au stress et au froid, etc.

Challenges des colzaïculteurs françaisLes principaux challenges des colzaïculteurs français (étude Kynetec). (©Terre-net Média )

Malgré tout, le colza reste une culture très appréciée des agriculteurs français (étude Kynectec) : un « bon précédent », une culture « adaptée aux conditions pédoclimatiques locales », « bien maîtrisée et adaptée aux terres à faible potentiel », etc.

Afin de diminuer leurs inquiétudes vis-à-vis des menaces réglementaires sur le biodiesel (65 % de l'huile de colza française est utilisée pour le biodiesel), Dekalb travaille en lien avec toute la filière colza pour multiplier les perspectives de débouchés. Le semencier dédie, d'ailleurs, 20 % de son programme de recherche au colza Holl.

Offrir de nouveaux débouchés aux colzaïculteurs

La spécificité du colza Holl : la production « d’une huile de qualité améliorée avec une forte teneur en acide oléïque et faible en acide linolénique ». Ainsi, les variétés de colza Holl offrent de nouveaux débouchés, pour des usages alimentaires. L'huile produite peut être utilisée aussi bien en assaisonnement, en friture ou en cuisson ; l’huile de colza habituelle étant plutôt destinée à l’assaisonnement voire à la cuisson. Selon Lionel Lordez, responsable du marché colza Holl pour l'Europe, cette « huile répond à une demande croissante de l’industrie ». D'après les prévisions de Dekalb, elle devrait au minimum doubler dans les années à venir.

Les variétés de colza Holl disposent aussi d'atouts agronomiques. Sur ce segment, Dekalb dispose d'une variété sur le marché : V316OL et près d'une quinzaine de variétés sont en observation.

Limiter la dépendance française aux cultures protéagineuses importées

Autre axe majeur de travail pour les sélectionneurs Dekalb : la teneur en protéines des variétés de colza. En effet, Dekalb voit la culture de colza comme une réponse au plan protéines, dont l’objectif est de « réduire la dépendance française face aux cultures importées comme le soja ». La majorité des protéines végétales consommées en Europe étant importées, le semencier envisage d' « offrir au colza une place de choix en Europe aux côtés du maïs et du blé » et ainsi répondre aux besoins nutritionnels de la population. Dekalb mise donc sur des variétés de colza hybrides à forte teneur en protéines ou moins exigeantes en apport d'azote.


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