Lutte contre l'ambroisie Des premiers résultats encourageants

Afp

GRENOBLE (Isère), 01 août 2013 (AFP) - De premières analyses portant sur l'efficacité des méthodes de lutte contre l'ambroisie, plante allergisante, dans une commune pilote de l'Isère ont montré des résultats « encourageants », a indiqué jeudi l'Observatoire des ambroisies lors d'une conférence de presse.

La quantité de pollen d'ambroisie émise dans la commune pilote d'Estrablin (Isère), durant l'été 2012, a été divisée par trois par rapport à une commune « non gérée », a ainsi annoncé l'Observatoire de lutte contre les ambroisies, dirigé par l'INRA (Institut national de recherche agronomique).

Durant plusieurs mois, la commune a effectué une campagne de sensibilisation auprès des agriculteurs et des particuliers afin qu'ils effectuent les traitements nécessaires (mécaniques ou chimiques) avant la pollinisation de cette plante particulièrement invasive. « Ces analyses prouvent que le travail de lutte est efficace », a indiqué Quentin Martinez, ingénieur à l'INRA, précisant qu'aucune mesure dans ce domaine n'avait jusqu'ici été effectuée. Les seuils restent toutefois au-dessus des taux de tolérés par les personnes allergiques, a reconnu le responsable de l'étude.

La région Rhône-Alpes, la plus touchée de France, compte entre 10 et 12 % de sa population allergique à cette plante qui ne cesse de proliférer et s'étend également à la Bretagne, au Poitou-Charentes ou encore la Bourgogne...

« Le traitement d'un malade coûte 150 euros par an », a relevé le député UMP de l'Isère et maire de Crémieu (Isère) Alain Moyne-Bressand, qui a déposé en avril une proposition de loi visant à renforcer la lutte sur le territoire national.

Fauchage, arrachage ou désherbage chimique, les solutions pour diminuer la prolifération de la plante existent, mais demandent des actions concertées sur le long terme alors que les plantes peuvent rester viables plus de dix ans dans les sols, ont souligné les professionnels présents.

L'étude, qui a été reconduite cet été à Estrablin et étendue à l'agglomération de Valence, prévoit de mesurer le coût des mesures mises en place notamment par les agriculteurs. Ces derniers ont en effet souligné le surplus de travail et les coûts « importants » que représentent ces traitements. Les pertes annuelles pour les agriculteurs provoquées par l'ambroisie dans la région sont estimées à 10 millions d'euros.


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