Phytosanitaires L'Allemagne examine le Gaucho et le Régent "depuis quelques jours", indique Renate Kuenast

AFP

PARIS, 23 février 2004 - L'Allemagne se penche "depuis quelques jours" sur les dangers éventuels des insecticides Gaucho (Bayer) et Régent TS (BASF Agro), accusés en France de décimer les abeilles, a déclaré lundi la ministre de l'Alimentation et de l'Agriculture Renate Kuenast.

"Quand nous avons eu connaissance des problèmes en France, il y a quelques jours, nous avons transmis toute la documentation à nos instituts de recherche fédéraux pour que nous puissions à notre tour évaluer les données françaises", a-t-elle indiqué à l'AFP, en marge d'une conférence de presse et quelques heures avant une rencontre avec son homologue français Hervé Gaymard. Le Gaucho et le Régent seront "certainement l'un des sujets de notre entretien", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur une possible interdiction de ces insecticides en France, la ministre a répondu : "Je respecte le droit, la loi et l'ordre". "Ce qui veut dire que s'il y a un danger pour la santé et la société, il faut prendre des décisions", a-t-elle expliqué. Une éventuelle mesure d'assainissement du marché laitier devait aussi compter au nombre des sujets de discussions de Renate Kuenast avec Hervé Gaymard lundi soir.

"Nous allons en parler puisque le problème (des prix du lait) se pose dans nos deux pays", a déclaré la ministre allemande, "en raison de la surproduction en Allemagne et de la pression des hard discounters". "Je ne pense pas que nous arrivions à une décision ce soir", a-t-elle précisé, en insistant sur la difficulté d'un consensus européen sur une éventuelle réduction des quotas laitiers.

Elle a estimé que "la solution passerait peut-être par une plus grande discipline dans la production de lait dans les différents Etats membres". Hervé Gaymard avait annoncé le 12 février qu'il soumettrait à Mme Kuenast, lors de sa visite à Paris, une proposition française d'"initiative" pour assainir le marché laitier dans les 15 pays de l'Union européenne. Paris pourrait être prêt à une réduction "raisonnable" de ses quotas laitiers si les autres pays européens étaient disposés à faire de même, avait-il indiqué.



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