Traitement de semences Certis vise les grandes cultures

Elodie Mas Terre-net média

Jusque-là surtout présent sur les marchés horticoles et de spécialités, Certis veut étendre son spectre aux grandes cultures. Notamment dans le créneau des traitements de semences. La firme attend deux homologations pour la campagne de semis 2010 : un insecticide et un fongicide.


Semis de blé. (© Terre-net Média)

« Développer notre présence en grandes cultures un axe de développement stratégique, souligne Alain Rouiller, directeur marketing opérationnel Certis France. Aujourd’hui les traitements de semences représentent 5,5 % de notre chiffre d’affaires. Nous nous attendons à ce qu’ils passent à 13 % d’ici trois ans. Nous sommes actuellement au 5e rang des fournisseurs en France et nous ambitionnons de nous positionner au troisième rang dans un futur proche. Nous proposons par exemple déjà des insecticides mais peu d’herbicides alors qu’ils représentent 50 % du marché. Nous misons donc sur la recherche, avec l’aide de nos partenaires japonais et américains, et sur le rachat de molécules. Une douzaine de recrutements sont aussi déjà prévus. Nous investissons sur l’avenir. »

Deux homologations en cours

La firme a d’ailleurs déjà deux traitements de semences en attente d’homologation pour la campagne de semis 2010 : un insecticide (A1540) et un fongicide (A1556). Tous deux issus de la recherche de son actionnaire Chemtura.

« Le premier n’est pas innovant dans la molécule utilisée, qui est la cyperméthrine, mais dans la formulation puisque c’est un insecticide de contact, détaille Alain Rouiller. Lors des nombreux tests, cet insecticide sur blé non systémique a démontré son efficacité sur mouche et sur taupin. Il peut être utilisé seul ou en association avec un insecticide systémique pour contrôler les pucerons et cicadelles. »

L’A1556 est, lui, un fongicide pour orge et blé. « Son action est systémique. Il s’utilise à très faible dose et il est très sélectif. Il est doté d’un large spectre couvrant les maladies majeures de ces deux cultures. Le potentiel de cette molécule n’est certainement pas limité aux céréales donc nous sommes aussi en train de l’évaluer sur d’autres cultures, comme le maïs. »


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net


A lire également


Contenu pour vous

Terre-net média