Loi Evin Les médecins alcoologues opposés à un assouplissement

AFP

PARIS, 28 juil 2004 2004 - Les médecins spécialistes d'alcoologie et d'addictologie se sont de nouveau opposés, mercredi, à un assouplissement de la loi Evin, qui limite considérablement la publicité pour le vin en France, au moment où un rapport parlementaire sur le vin est remis au Premier ministre.

"Affirmer que le règlement de la crise de la viticulture passe par la reconnaissance du vin comme aliment et par un assouplissement de la loi Evin, au seul bénéfice du vin, est une duperie", estime le Dr Alain Rigaud, psychiatre et responsable de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa). "L'Anpaa, ajoute-t-il, s'opposera avec détermination à toute initiative qui aurait pour objectif d'assimiler le vin à un aliment, car c'est une mystification scientifique et donc une erreur appuyée sur un mélange de données scientifiques partielles, de commentaires et de positions partisanes." Il est de "la responsabilité du gouvernement" de "ne pas céder à cette initiative qui, si une suite lui était donnée, constituerait une erreur grossière et grave (...) et ramènerait la France 50 ans en arrière".

Le Dr Rigaud rappelle en outre que "la loi Evin permet la publicité pour le vin - y compris la publicité collective - et de faire référence au terroir et aux modes de consommation". "Tout assouplissement de cette loi (...) au bénéfice du seul vin, estime-t-il ne pourra être considéré que comme discriminatoire par les instances européennes alors que justement la loi Evin vient d'être jugée pleinement compatible avec le droit communautaire par une récente décision de la Cour de Justice".



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