Loi Evin Il ne faut "en aucun cas" changer la loi, selon Didier Jayle (Mildt)

AFP

PARIS, 30 juil 2004 - Le président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) Didier Jayle a jugé jeudi qu'il ne fallait "en aucun cas" assouplir la loi Evin concernant la publicité pour le vin.

Didier Jayle s'exprimait à l'occasion de la présentation d'un plan gouvernemental de lutte contre alcool, tabac et drogue qui se fixe pour objectif de diminuer de 20% la consommation d'alcool d'ici 2008 en France. "Je ne vois pas comment ces objectifs pourraient être atteints avec une remise en cause de la loi Evin", a affirmé Didier Jayle. "En aucun cas on ne résoudra les problèmes économiques des viticulteurs en relançant la consommation. C'est hors de question. Je crois que c'est aussi l'avis du Premier ministre", a poursuivi M. Jayle. En mai, les sénateurs ont adopté un amendement au projet de loi sur le développement des territoires ruraux qui ouvre la voie aux publicités pour le vin. L'Assemblée nationale n'a pas encore été saisie de ce texte. Les médecins-alcoologues se sont opposés avec vigueur à ce projet.

"L'objectif est de continuer à faire baisser la consommation d'alcool par habitant qui a diminué de 40% en 40 ans", a dit Didier Jayle. Le gouvernement s'est fixé comme objectif d'"abaisser les consommations d'alcool aux seuils définis par l'OMS" (Organisation mondiale de la santé), selon le plan. L'alcool a été à l'origine de 45.000 décès en 2000, selon des chiffres de la Mildt: 16.000 cancers, 8.200 affections digestives, 7.600 accidents dont 2.860 sur la route. Il contribue à 14% des décès masculins et 3% des décès de femmes.



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