Arracheurs d'OGM Le procès à Riom est renvoyé au 14 décembre

AFP

RIOM, 30 sept 2004 - Le tribunal correctionnel de Riom (Puy-de-Dôme) a ordonné jeudi le renvoi au 14 décembre du procès de trois militants anti-OGM, poursuivis après l'arrachage d'un champs de maïs transgénique à Marsat (Puy-de-Dôme) le 14 août.

Les trois accusés ne se sont pas présentés devant le tribunal. "Nous sommes trois avocats et pour des raisons techniques nous demandons le renvoi", a déclaré Me Marc Guillaneuf, du barreau de Riom en expliquant que ses deux confrères de Toulouse et de Montpellier n'avaient pas pu se libérer jeudi.

Le procureur de la République, Dominique de Boucklans, s'en est rapporté "à la sagesse du tribunal". "Des éléments nouveaux, des auto-dénonciations, pourraient donner lieu à de nouveaux développements", a-t-il souligné. Me Guillaneuf a par ailleurs dénoncé le "déploiement disproportionné et injustifié" de forces de l'ordre. Plusieurs dizaines de CRS avaient été positionnés à proximité du palais de justice et l'audience a eu lieu dans la salle de la cour d'assises où une vingtaine de personnes avaient pris place sur les bancs réservés au public, après être passées sous un portique de détection, a constaté une journaliste de l'AFP.

Deux personnes doivent être jugées pour destruction volontaire en réunion, dont l'une également pour rébellion. Une troisième est prévenue de violences volontaires sur militaire de la gendarmerie ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours. Plus d'une centaine de formulaires d'auto-dénonciation ont été remplis par des "faucheurs volontaires" ayant participé à la destruction de la parcelle de de Marsat le 14 août et transmis au parquet.

Jeudi matin, 500 personnes, selon la police, 700 selon les organisateurs, ont participé à une manifestation de soutien aux essais d'OGM autour dune parcelle de maïs transgénique au Cendre (Puy-de-Dôme).



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