Sécu/Réforme La MSA regrette que la "gouvernance" de la sécu occulte le débat

AFP

PARIS, 29 mars 2004 - La présidente de la Mutualité sociale agricole (MSA, caisse d'assurance maladie des agriculteurs), Jeannette Gros, a regretté lundi que dans le débat sur la réforme de l'assurance maladie, "la question de la gouvernance occulte les propositions pour améliorer la qualité des soins".

"On centre beaucoup trop la réforme sur la gouvernance (relations entre les caisses d'assurance maladie et l'Etat, ndlr)... Cette question occulte les propositions destinées à améliorer la qualité des soins", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse sur "son positionnement" dans la réforme.

"Aujourd'hui, scientifiquement, rien n'est cadré" sur les actes médicaux et services qui, considérés comme médicalement utiles, devront être remboursés par l'assurance maladie, a-t-elle déploré. Mme Gros a également mis en garde contre une éventuelle augmentation d"'un point de CSG : les agriculteurs n'en peuvent plus", a-t-elle expliqué.

La MSA exige, dans la prochaine réforme, "un égal accès aux soins - au sens large, allant de la prévention à l'accompagnement social - en fonction du revenu mais aussi du lieu (notamment en milieu rural)". Dans ce cadre, les professionnels de santé doivent être incités à s'installer dans des "zones déficitaires". La réforme passe aussi par une "responsabilisation accrue des assurés et des professionnels".

Enfin la MSA n'est "pas du tout favorable à l'abandon de l'assurance maladie obligatoire vers l'assurance maladie complémentaire (mutuelles, instituts de prévoyance, assurances privées) pour une partie ou une totalité du champ de la couverture des soins". La MSA a par ailleurs fustigé l'attitude des médecins qui "rompent le contrat" avec la sécu en pratiquant des honoraires libres.



© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net


Contenu pour vous