Mycotoxines Le point sur la réglementation et la gestion du risque

B.N. Terre-net média

La réglementation sur les teneurs maximales en mycotoxines dans les céréales sera effective le 1er juillet 2006. Arvalis propose quelques pistes pour limiter les risques de déoxynivalénol (DON).

La réglementation mise en place détermine les teneurs maximales pour 3 trois types de fusariotoxines : le déoxynivanénol (DON), la zéaralénone et les fumonisines (B1 et B2). La limite en DON pour les céréales non transformées (grains mis sur le marché) est à 1250μg/kg. Le seuil reste à 1750μg/kg pour le blé dur. Ce règlement entrera en vigueur le 1er  juillet 2006.

Des leviers disponibles

Arvalis explique que les facteurs de risques pour le DON sur céréales à paille  sont le climat à la floraison, le potentiel infectieux et la sensibilité variétale: « Les leviers disponibles sont donc la rotation, la gestion des résidus de récolte du précédent et le choix variétal. » Le labour est la technique la plus efficace car il permet l’enfouissement et le broyage des résidus et donc une décomposition plus rapide. A défaut, un broyage fin est préconisé : en effet, c’est la qualité du contact sol-résidu qui influence la vitesse de décomposition. Bien qu’il n’existe pas de variétés totalement résistantes à la fusariose, certaines variétés sont à privilégier pour réduire le risque fusariose et limiter l’accumulation de DON.

« En dernier recours, les fongicides et notamment les triazoles limitent le développement des fusarioses sur épi et par conséquent limitent les risques d’accumulation de mycotoxines dans le grain», ajoute  Arvalis qui souligne que les meilleurs programmes fongicides ne dépassent pas 50% d’efficacité et qu’il est important  d’utiliser tous les moyens disponibles pour minimiser les risques.


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