Maladies foliaires des betteraves Au-delà du T1, les traitements sont rarement rentabilisés

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Selon une étude de l’Institut technique de la betterave, l’intérêt des traitements varie selon la date de récolte et la sensibilité variétale. Le premier traitement se trouve plus ou moins bien rentabilisé selon les cas, le T2 difficilement sur les variétés les moins sensibles, alors que le T3 ne l’est jamais.

Betteraves en juillet.Plus la date de développement des maladies est tardive, plus le seuil de traitement pourrait, peut-être être augmenté, voire le traitement supprimé, car la durée d’exposition au risque est réduite et le rendement déjà réalisé. (©Terre-net Média)

La nuisibilité d’une maladie foliaire sur betterave dépend de la précocité de l’attaque et de son développement rapide et important en gravité. « Une attaque même foudroyante à proximité de la récolte n’aura pas d’incidence sur le rendement. » Ainsi, la majorité des déclenchements préconisés grâce à la surveillance hebdomadaire des parcelles du Resobet-Fongi, depuis 2007, s’étale sur un mois. « Intervenir trop tôt, explique Agnès Champeil du service de la gestion des bio-agresseurs de l’Itb, expose à une perte d’efficacité et au risque de devoir effectuer un traitement supplémentaire. Trop tard est synonyme de perte de productivité. »

Avant toute intervention, il est nécessaire de contrôler le niveau de la maladie et de faire attention à la date d’arrêt des traitements. « L’expertise a permis d’établir des seuils. »

Seuils d'intervention contre les maladies foliaires des betteraves.Seuils d'intervention contre les maladies foliaires des betteraves. (©Itb)

D'après les résultats d'essais réalisés par l'Itb, Agnès Champeil précise que sur toute la période de l'étude, entre 2003 et 2011, « quelle que soit la maladie ou la sensibilité variétale, pour une récolte avant le 12 octobre, si le premier seuil de traitement est atteint avant le 5 août, le T1 est nécessaire et bien rentabilisé ». Par contre, il n’y a pas de perte de productivité si le premier seuil de traitement est atteint tardivement. « Les pertes que la protection fongique permet d’éviter ne compensent généralement pas le coût du traitement. » Pour une récolte après le 12 octobre, les résultats sont similaires pour un premier seuil de traitement atteint avant le 15 août.

Rentabilité des traitements dans les essais conduits entre 2003 et 2011.Rentabilité des traitements dans les essais conduits entre 2003 et 2011. (©Itb) 

« Le T1 est majoritairement bien rentabilisé et utile (+ 2-7 t/ha) avant mi-août, inutile après et à moins de 45 jours de la récolte. Le deuxième traitement est difficilement rentabilisé sur les variétés moins sensibles. Il apparait rentable sur les variétés plus sensibles ayant reçu un traitement avant le 10 août en arrachage tardif. » Le troisième traitement n’est dans aucun cas rentabilisé.

En bref, il s’agit d’intervenir contre les maladies foliaires des betteraves

Ni trop tôt : il faut être sûr que la maladie risque de se développer

Ni trop tard :

  • pas après le 5 août en cas de récolte avant le 12 octobre
  • pas après le 15 août en cas de récolte plus tardive
  • pas de T2 en septembre et pas de T3
  • pas de traitement à moins de 45 jours de la récolte

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