L'actu de Terres Inovia Colza : la lutte en floraison contre les maladies, c’est simple !

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En colza, la protection fongicide concerne principalement le sclérotinia à la floraison. Pour intervenir au bon moment, Terres Inovia présente quelques conseils, notamment comment repérer le stade G1.

Parcelle de colzaEn colza, la protection fongicide concerne principalement le sclérotinia à la floraison. (©Terre-net Média)

Réaliser une protection préventive

Le sclérotinia est une maladie peu fréquente mais potentiellement très nuisible. Les essais de Terres Inovia en années à pression moyenne à forte ont montré une perte de 6,5 quintaux en moyenne sur le témoin non traité. En 2007, la nuisibilité dépassait même les 10 quintaux/ha. Donc, malgré la faible fréquence d’expression de la maladie, la perte de rendement potentielle et l’absence de solution curative incitent à réaliser une protection préventive au stade G1.

Un traitement unique à bien positionner au stade G1

Différencier les stades F1 et G1Différencier les stades F1 et G1. (©Terres Inovia)

Il y a différentes façons de reconnaître le stade G1. Ce stade correspond à la chute des premiers pétales, à la formation des 10 premières siliques (< 2cm) et à une parcelle « bien jaune ». Le stade G1 apparaît, en fonction des températures, de 6 à 12 jours après le début floraison. Il a été démontré dans les essais Terres Inovia qu’un traitement plus précoce ou plus tardif avait une efficacité fortement amoindrie. Aidez-vous du Bulletin de Santé du Végétal (BSV) de votre région.

Les essais Terres Inovia conduits ces dernières années n’ont pas montré de gain significatif d’efficacité ou de rendement d’un double passage par rapport à une application unique d’une référence dès lors que cette dernière est bien positionnée au stade G1 et à dose pleine.

  • En situation de risque sclérotinia élevé : les associations à base de prothioconazole ou de boscalid sont les solutions les plus efficaces (sauf secteurs fortement concernés par la résistance spécifique).
  • En situation de risque sclérotinia moyen ou lorsque le sclérotinia n’est pas la cible principale, la plupart des solutions sont adaptées : Propulse,  Prosaro, Joao, Filan SC, Efilor, Brigg+Staffor, Pictor pro+Sunorg ou solutions avec biocontrôle comme Ballad et Polyversum associés à une demi-dose de fongicide.

Efficacités comparées d'un traitement unique à G1 ou suivi d'un second traitementEfficacités comparées d'un traitement unique à G1 ou suivi d'un second traitement. (©Terres Inovia)

Cas particuliers

Si un épisode pluvieux de plusieurs jours est annoncé et le colza n’a pas atteint le stade G1, il peut être risqué d’attendre. Dans ce cas, il peut être intéressant de fractionner le fongicide avec une intervention précoce avant le stade G1 (F2 par exemple) relayée 7 jours plus tard encadrant le stade optimal G1 contre le sclérotinia. Choisir dans ce cas parmi les solutions les plus efficaces comme Prosaro, Filan SC ou Propulse. Ce fractionnement peut aussi être intéressant en cas de floraison hétérogène (suite implantation ou hiver difficile ou mélange de variétés).
Exemples de fractionnement : Prosaro 0,5 x 2 ;  Filan SC 0,25 ou Propulse 0,5 / Prosaro 0.5

Une gamme de solutions large pour varier les matières actives sur sclérotinia et éventuellement des maladies plus secondaires

Dans le dispositif de surveillance "Résistance du sclérotinia aux fongicides" (Anses, Terres Inovia, DGAL/SDQPV), on constate une progression de la proportion de souches détectées résistantes au Boscalid d’année en année.

Pour en savoir sur cette résistance, la note commune Anses, Terres Inovia, DGAL/SDOPV.

Grâce à un panel large de solutions actuelles, il est fortement conseillé de varier les matières actives en se limitant à une seule application de SDHI par campagne et en associant systématiquement le boscalid lorsqu’il est utilisé.

Contre l’oïdium (plus fréquent au sud), le choix d’un produit contenant du prothioconazole reste la stratégie la plus efficace contre cette maladie. En cas de présence de cylindrosporiose plus fréquente dans le Nord-Ouest, la solution de protection sclérotinia doit intégrer une triazole.

Un traitement spécifique contre l’alternaria peut se justifier en façade océanique (Sud-Aquitaine, Bretagne, Normandie, Nord-Pas-de-Calais) avec une deuxième application à dose modulée de triazole ou de strobilurine.

Botrytis sur colzaBotrytis sur colza (©Terres Inovia) Botrytis suite aux gelées
Après un épisode de gel intense ou de grêle, du botrytis est susceptible de s’installer sur les tissus lésés, accélérant leur dégradation. Dans ce cas, le botrytis se comporte en parasite de faiblesse opportuniste qui trouve sur les tissus blessés et dégradés un milieu favorable pour se développer mais il n’est pas pour autant un agent pathogène du colza provoquant une épidémie.
Une protection fongicide à l’aide d’anti-botrytis ne se justifie pas car elle s’avère inefficace sur les dégâts présents qui, sauf par contact en conditions très humides, ne vont pas se propager aux plantes saines. La capacité de compensation du colza est alors le meilleur atout pour limiter les pertes.
Retrouvez, chaque semaine, avec l'écho des plaines, l'essentiel du BSV de votre région. Vous pourrez notamment y suivre l'évolution du risque maladies pour le colza.

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