Colza Retour sur la campagne : un rendement national supérieur à 30q/ha

Bénédicte Normand Terre-net média

Avec des conditions d’implantation difficiles, un climat à l’hiver et au printemps limitant, la campagne colza de cette année s’achève avec des rendements très légèrement inférieurs à la moyenne de ces dix dernières années.


(© B.N., Terre-net)

Le rendement moyen national estimé par le Cétiom s’élève à 31q/ha avec des écarts allant selon les régions de 25 à 35 q/ha. Ce résultat est très légèrement en dessous de la moyenne de ces dix dernières années (32q/ha).

La pluviométrie faible et irrégulière d’août et septembre provoquant des levées tardives et irrégulières excepté dans le Sud-Ouest. Les températures élevées d’octobre à mi-novembre ont permis un rattrapage de croissance des levées tardives. Deuxième conséquence : l’élongation sur les levées de septembre avec une forte disponibilité en azote, entraînant la sensibilisation des plantes au gel hivernal et la formation de pieds secs à la récolte. Les programmes de désherbage et faux semis n’ont pas eu l’efficacité escomptée. Ces difficultés d’implantation cumulées parfois avec des erreurs dans la conduite expliquent les gros écarts de rendement entre parcelles d’une même région.

Des conditions d'implantation difficiles

Le climat de l’hiver et du printemps s’est révélé limitant pour l’obtention de très hauts rendements. La reprise de végétation a été très tardive, avec pour résultat une mauvaise valorisation des 1ers apports d’azote. La floraison de courte durée n’a pas permis de constituer un nombre de siliques/m² élevé : 4 à 6000 alors que l’optimum est à 8 ou 9000. La récolte sur juillet suite aux fortes Etp du mois de juin a laissé une faible durée pour le remplissage des grains.

Globalement, les maladies ont été bien maîtrisées. Malgré les conditions favorables au sclérotinia, la protection apportée début floraison a permis de le maîtriser. Peu de nécroses dues au phoma ont été observées. La pression oïdium au printemps a été faible et tardive dans le Sud. Les méligèthes ont pu avoir un impact important sur des parcelles mal implantées en Auvergne, Rhône-Alpes, Centre et Poitou-Charentes. Le charançon des siliques est arrivé de façon généralisée au début de la floraison nécessitant une protection.


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