Blé Le risque de germination sur pied

Bénédicte Normand Terre-net média

Les pluies incessantes empêchent les récoltes de se terminer. En Seine-Maritime, il reste 20 à 30 % des blés à moissonner. Les conseillers cultures de la Chambre d’agriculture de Seine-Maritime reviennent sur les conditions qui favorisent le risque de germination sur pied.


(© B.N., Terre-net)

Trois facteurs favorisent le risque de germination sur pied du blé. Le premier facteur est la résistance variétale à la germination sur pied. « Ainsi Charger, Isengrain, Orvantis n'ont pas une très bonne tolérance à la germination sur pied » remarquent les conseillers. Le deuxième facteur de risque concerne le climat pendant la phase de maturation du grain, approximativement en juillet : « Le temps a été chaud et donc favorable à la levée de la dormance des graines et donc à leur germination précoce » expliquent les conseillers. Le dernier facteur est le temps actuel : humide et frais, il est favorable à la germination.

La variété joue sur la résistance à la germination

Aujourd’hui, le risque est bien réel. « Il n'est pas difficile de le mesurer sur les parcelles restant à récolter : les grains germés sont aisément décelables à l'oeil quand la germination est un peu avancée. » soulignent les conseillers. « Avant l'apparition du germe il y a détérioration du critère « temps de chute de Hagberg » qui devrait être d'au moins 220 pour un blé à l'intervention ». Des réfactions sont à craindre pour la récolte encore sur pied : humidité, PS, Hagberg et germination. Cependant, les conseillers notent que les rendements satisfaisants devraient permettre de compenser en partie et que bon nombre de parcelles ne paraissent pas encore dégradées.

Retrouvez l'avertissement agro-météo complet des conseillers cultures sur le site de la Chambre d'Agriculture de Seine-Maritime, lien direct en cliquant ICI.


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