[En vidéo] Reliquats azotés Gilles VK réalise ses prélèvements de terre pour optimiser la fertilisation

Terre-net Média

Comme bon nombre d'entre vous, Gilles VK vient de réaliser ses prélèvements de terre pour mesurer les reliquats azotés en sortie hiver et pour optimiser la fertilisation azotée de ses cultures. Sur son exploitation, la prise d'échantillons est réalisée à l'aide d'un quad équipé d'une tarière de la Cuma départementale.

Cliquez sur le curseur pour lancer la vidéo.

Comme l'explique Arvalis, « le niveau de reliquats azotés en sortie d'hiver est très variable d'une année sur l'autre. Il dépend principalement de l'efficacité d'absorption en azote du précédent cultural, de la présence ou non d'un couvert végétal en interculture et de l'intensité du lessivage hivernal ». Mesurer précisément ses reliquats est donc « essentiel afin d'optimiser la fertilisation azotée des cultures ».

Des prélèvements de terre à soigner

Agriculteur youtubeur dans le Loiret, Gilles VK a fait réaliser ses prélèvements de terre la semaine dernière dans environ cinq parcelles de son exploitation, pour les horizons 0-30 cm et 30-60 cm. « Les sols étant peu durs », les prélèvements sont réalisés « avec l'aide du quad de la Cuma départementale, équipé d'une tarière », précise l'agriculteur.

Avant l'envoi au laboratoire d'analyse, Gilles VK souligne l'importance de bien les conditionner « dans des sachets avec le numéro de la parcelle, le numéro de l'échantillon, la profondeur de prélèvement... ainsi que la feuille de prélèvement ». Attention aussi à la conservation de l'échantillon : il doit parvenir « soit à l'état réfrigéré (4°C) au laboratoire dans un délai de 2 à 3 jours après le prélèvement, soit à l'état congelé (- 18 °C) pour un envoi différé », rappelle Arvalis. « De la justesse de l'échantillonnage dépend la précision du plan du fumure », ajoutent les experts Arvalis.

Comment gérer la fertilisation azotée suite aux semis d'automne perturbés ?

Pour les parcelles qui ont souffert d'un excès d'eau (asphyxie) ou d'un problème de battance cette campagne, Julie Coulerot, directrice d'Agro Conseil, expliquait, mi-janvier, qu'il fallait prévoir « le fractionnement du premier apport à la reprise de végétation pour éviter un phénomène de lessivage ».

Pour compenser la perte de pieds, elle rappelait aussi l'importance d'avoir « un fort coefficient de tallage ». Pour cela, « il n'y a pas que l'azote qui compte du coup, le phosphore va permettre aux racines de mieux occuper le sol ». À ne pas négliger non plus : « la disponibilité en soufre ».


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net


Tags

A lire également

Chargement des commentaires


Contenu pour vous