Qualité de la pulvérisation « Je veille moi-même à certains facteurs, pour d’autres c’est plus compliqué »

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Lors de la préparation de sa bouillie phytosanitaire, Sébastien Gougelet, polyculteur sur 170 ha à Auve (Marne), s’appuie sur un logiciel pour connaître la dose de correcteur à introduire et l’ordre d’incorporation des produits dans la cuve.

Traitement du bléIl faut s'assurer de l'absence de pluie dans les une à trois heures suivant le traitement. (©Terre-net Média)

« Avant de déclencher un traitement, j’observe mes parcelles et je me fie aux préconisations de mon Geda et de la coopérative. Je prends ma décision en fonction de la variété, du stade de la culture, du type de maladie…

En période d’interventions, je consulte généralement la météo le dimanche soir pour anticiper et prévoir a priori quels jours seront les plus favorables. Puis chaque soir, je surveille le temps du lendemain. Je reste également vigilant vis-à-vis des conditions des jours qui précèdent et qui suivent l’application. En blé, il faut par exemple éviter le gel après un désherbage.

Une fois que j’ai décidé d’intervenir, je vérifie que j’ai bien les produits puis j’entre les noms commerciaux dans un logiciel d’Agri-Conseil, Tuduca. En tenant compte des caractéristiques de mon eau – pH, dureté – renseignées au préalable, il m’indique la dose de correcteur à introduire et l’ordre d’incorporation de mes produits dans la cuve. Les cas de figure sont trop nombreux et j’ai peur de me tromper. Au moins là, je suis sûr de ce que je fais. J’édite le tout, ce qui me permet le lendemain de procéder correctement au remplissage de mon pulvérisateur et de ne rien oublier.

Sébastien GougeletSébastien Gougelet s'appuie sur un
logiciel pour s'assurer de ne pas
commettre d'erreur au moment
de remplir son pulvérisateur.
(©Sébastien Gougelet)

Avant l’aurore

Je vise 4-5 h du matin pour traiter, histoire, si tout se passe bien, d’avoir fini vers 7h30. D’abord, parce que c’est la période de la journée où la plupart des conditions favorables sont réunies et aussi pour des raisons d’organisation personnelle. A partir de 8 h généralement, le vent se met à souffler et l’air devient plus sec, en même temps que le soleil se lève.

Je vérifie l’hygrométrie, la température et la force du vent selon le mouvement des feuilles des arbres. Je remplis ma cuve au point d’eau collectif en m’interdisant d’y revenir une fois le premier produit incorporé. Je mets des gants, un tablier et des lunettes. Cela ne m’arrive que très rarement de ne pas porter mes équipements de protection.

Difficile de tout mesurer

Parfois, pour une raison quelconque, le traitement prend plus de temps et je me fais avoir. Je dois vider ma cuve même si les conditions ne sont plus optimales. Je bascule alors des buses à fente classique à celles antidérive.

Par ailleurs, je ne tiens globalement pas compte de la teneur en argile ou en matière organique de mon sol. Ce sont des données dont j’ai du mal à mesurer les conséquences sur l’efficacité de mon traitement. Par contre, je sais qu’un sol sec nuit à l’activité des produits racinaires. Dans ce cas, je privilégie les foliaires. Et enfin, je rince systématiquement mon pulvérisateur au champ. »

Dossier pulvérisation 2014


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