Filière lin à fibre Vers des variétés de lin plus tolérantes aux maladies

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La filière lin à fibre a axé depuis longtemps sa recherche vers la création de variétés résistantes, contre les maladies telles que : la fusariose, la brûlure, l’oïdium... Le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS) indique qu’avec l’amélioration des pratiques culturales et agronomiques, la recherche variétale est l’une des principales pistes vers une agriculture plus durable pour cette filière.

Le lin à fibre est une culture avec des surfaces faibles et de ce fait, les solutions avec des produits de phyto-protection sont elles-mêmes très faibles. Les principales sources de progrès sont donc issues de l’amélioration des pratiques culturales, de l’agronomie et surtout de la recherche variétale. L’évolution vers des variétés plus tolérantes est un axe fort de recherche, précise le Gnis. Ces nouvelles variétés permettent l’économie de produits phytosanitaires et sont bien souvent la seule solution pour lutter contre les maladies et les parasites.

Le Gnis dresse un bilan des maladies « éradiquées » grâce à la création variétale. Par exemple, la fusariose a été éliminée grâce au caractère de résistance introduit, depuis plusieurs décennies, dans toutes les variétés. Pour les régions côtières, la brûlure ne représente plus une menace depuis qu’il existe des variétés résistantes. L’oïdium est en passe d’être vaincu, pour le moment, grâce à une variété naturellement résistante, dont les surfaces progressent, et l’arrivée d’autres variétés également intéressantes. Les sélectionneurs travaillent sur d’autres maladies connues ou émergentes comme la septoriose ou le verticilium.

Depuis 25 ans, les rendements en lin ont progressé de 35 kg/ha et par an de fibres longues. Le Gnis indique que ce niveau d’amélioration s’est même accentué ces dernières années et ne devrait pas ralentir. Jean-Paul Trouvé, sélectionneur chez Terres de Lin, précise que les résultats actuels ne sont qu’une étape dans les progrès potentiels pour la rusticité et la performance des lins. Raymond Tavernier, sélectionneur chez Linéa, confirme ces propos et a précisé au Gnis : « en perspective, nous avons aussi des souhaits d’amélioration de la productivité en graines. En effet, cela est un axe important pour l’approvisionnement en semences. »

Tous deux affirment que d’énormes progrès ont été réalisés et insistent sur les marges de progression encore possibles tant en production qu’en résistance aux maladies. La filière lin entend ainsi répondre aux attentes sociétales et tendre vers une agriculture de plus en plus durable.

 


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