Insecticide à la floraison des féveroles La restriction à un seul traitement rend déjà la lutte insuffisante

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Pour respecter les seuils imposés pour l'alimentation humaine, la lutte insecticide permet de se débarrasser de la bruche des féveroles. La matière active la plus efficace fait l'objet d'une restriction depuis 2013 qui impose le recours à d'autres techniques post-récolte. Le projet d'arrêté concernant les insecticides à floraison n'a ainsi pas plus d'impact.

FéverolesLe traitement à la floraison permet de lutter contre la bruche mais les restrictions d'emploi font qu'il ne suffit pas. (©Terre-net Média)

Un avis récent de l’Anses préconise de modifier l’arrêté de 2003 sur la protection des abeilles en restreignant les horaires de traitements insecticides pendant la floraison, sur l’ensemble des cultures, aux trois heures qui suivent la tombée du jour.

L'interprofession des protéagineux, Unip, dans sa dernière Note aux opérateurs, précise que « cette modification, si elle devait être adoptée, ne concernera les cultures 2014 de protéagineux que si un arrêté était publié avant la fin du mois de juin ».

La législation actuelle prévoit que les insecticides autorisés pendant la floraison doivent être appliqués « en dehors de la présence d’abeilles » et les préconisations sont en général d’intervenir « tôt le matin ou tard le soir ». Par ailleurs, depuis avril 2013, l’utilisation du produit le plus efficace contre les bruches, à base de lambda-cyhalothrine, a été restreinte à un seul passage en floraison. « Or un traitement unique est généralement insuffisant pour atteindre le seuil demandé en alimentation humaine (voir page 69 du « Quoi de neuf » sur www.unip.fr) et il est souvent nécessaire de séparer les lots à la réception ou de procéder à un tri des graines bruchées pour ces débouchés. »

L'Unip relativise donc ce projet d'arrêté puisque « dans tous les cas, les interventions au champ ne contrôlent pas la totalité des bruches : tout ou partie d’entre elles se retrouveront dans les grains stockés. Quel que soit le débouché visé, il sera donc nécessaire de détruire les bruches vivantes par traitement insecticide, fumigation ou toute autre technique applicable au stockage, avant commercialisation. »

Source : Note aux opérateurs de l'Unip

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