L'actu d'Arvalis La révolution numérique en agriculture va sécuriser les prises de décision

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Selon Christian Huygue, directeur scientifique adjoint de l'Inra, la révolution numérique profite aussi au monde agricole avec notamment l'utilisation de capteurs et de logiciels de traitement des données. Ces nouveaux outils permettent d'obtenir des informations toujours plus précises et sécurisent les prises de décision.

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La révolution numérique utilise trois éléments transformants. Le premier élément transformant est le capteur, il en existe une multitude, selon Christian Huygue, directeur scientifique adjoint de l'Inra. Il s’agit essentiellement de capteurs physiques qui vont récupérer un signal électrique. La plupart ne sont pas développés pour le monde agricole. L’agriculture bénéficie en particulier des capteurs qui ont été développés pour l’automobile et réutilise, de fait, des technologies déjà largement amorties.

Le deuxième élément transformant est la puissance de calcul. Beaucoup de données sont produites, il faut donc pouvoir les traiter. Cela comprend aussi le type de logiciel utilisé, développé pour être embarqué ou non dans des machines, et ce qu’on appelle le deep learning, c’est-à-dire la capacité à traiter de très grandes masses de données.

Le troisième élément qui induit une très grande transformation est la capacité à communiquer à relativement longue distance. Le fait qu’il y ait des couvertures 3G, 4G, et bientôt 5G sur l’ensemble des territoires, permet une communication à très haut débit partout.

Une révolution est en marche, mais jusqu’où ?

D’après Christian Huygue, la transition numérique ne doit pas forcément apporter aux agriculteurs beaucoup de réduction en temps de travail, même s’il y aura de l’automatisation. Elle doit surtout permettre de sécuriser les prises de décisions, via une information plus précise et plus localisée. L’agriculteur, comme tout individu économique, a une aversion au risque. Une des façons de l'atténuer est d’augmenter l’information. Celle-ci peut lui être donnée par toutes les sources possibles. En diminuant l’aversion au risque, c'est la charge mentale des agriculteurs qui est réduite. C’est à la fois en proposant un travail potentiellement différent et une charge mentale moindre que la transition numérique doit aider le monde agricole. 

Comme toutes les révolutions, il est possible de déterminer là où elle commence mais pas quand elle finit. Plus il y aura du monde à piloter cette transformation, plus il sera possible d’avoir des visions à long terme, et donc plus il sera aisé de piloter le point d’arrivée.

Les agriculteurs, les organisations professionnelles agricoles et toute la chaîne de valeur est en mesure de construire un futur qui permettra de répondre aux besoins de compétitivité, de productivité, de performance environnementale et de performance sociale, puisque le but ultime de l’agriculture est de répondre aux besoins des consommateurs.

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