L'info d'Arvalis Le choix du couvert dépend de son objectif

Arvalis-Institut du végétal Terre-net Média

Jean Pauget rappelle les critères pour le choix d'un couvert, ainsi que les modes d'implantation et de destruction possibles.

 

Lors du choix du couvert, il faut s'interroger sur l'objectif prioritaire. Quatre grands types ont été mis en évidence :

  • Favoriser l'agronomie : le couvert va servir à piéger l'azote du sol pour pouvoir ensuite le restituer et le mettre à disposition de la culture suivante.
  • Récolter du fourrage, notamment pour les polyculteurs – éleveurs : la production de biomasse est destinée à l'alimentation des animaux, avec un mélange de qualité adapté aux besoins de l'élevage, tel que graminées / légumineuses.
  • Semer rapidement et de façon économique : à titre d'exemple, les crucifères (moutarde, radis,...) ou encore la phacélie sont des espèces ayant une levée rapide et piégeant facilement l'azote rapidement, avec des coûts de semences et d'implantation qui peuvent être relativement faibles.
  • Privilégier la biodiversité : pour cet objectif, il faut privilégier les plantes mellifères, attractives pour les insectes butineurs. Jusqu'à huit espèces de couverts peuvent être semées, avec souvent des mélanges à base de légumineuses, crucifères et graminées.

Quel mode d'implantation ?

Il existe une gamme possible de moyens pour implanter le couvert végétal, du plus simple, tel que le semis direct, à des solutions qui demandent davantage de matériel de travail du sol et de traction et avec un coût pouvant aller jusqu'à 65-70 €/ha.

Ce choix dépend de la qualité recherchée dans l'installation du couvert, et notamment du contact graine/sol. Comme l'implantation a lieu pendant l'été, la principale difficulté est qu'il n'y a pas assez d'humidité qui permet l'humectation de la semence et donc, la germination. Il est donc conseillé, pour semer, de profiter de l'humidité résiduelle qui peut être présente dans les quelques jours qui suivent la récolte. Après le semis, le roulage va favoriser le contact entre la graine et le sol.

Quel mode de destruction ?

La solution la plus simple est de profiter de l'action du gel. Elle peut être complétée par le passage d'un rouleau, pour assurer une meilleure destruction. Le broyage permet de réduire la quantité de biomasse produite qui va être ensuite enfouie avec, par exemple, un travail superficiel ou labour. Il est aussi possible de réaliser directement un travail superficiel, avec des outils à disque ou la combinaison d'outils à disques ou à dents. Enfin, pour la lutte chimique, des solutions à base de glyphosate sont disponibles.

Destruction d'un couvert végétal.Le choix du mode de destruction doit être fonction de l'espèce de couvert semé. (©Terre-net Média) 

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