L'info d'Arvalis Les couverts permanents, une alternative aux cultures intermédiaires classiques?

Arvalis-Institut du végétal Terre-net Média

Jérôme Labreuche fait le point sur les avantages et les inconvénients connus des couverts permanents, avec les pistes de recherche en cours.

Il est parfois difficile d’implanter des cultures intermédiaires en plein été : elles sont quelquefois semées tard en raison d’une récolte tardive ou bien elles lèvent tardivement du fait d’un manque de pluies, comme par exemple l’année dernière. Cela pose des problèmes notamment pour réussir les légumineuses, en termes de rentabilité économique.

L’alternative pourrait être d’implanter d’autres espèces comme des légumineuses pérennes - trèfle, luzerne, sainfoin… - dans la culture précédente. Cette culture intermédiaire serait semée longtemps à l’avance : une fois la culture principale récoltée, elle peut profiter de la lumière et se développer pour fixer l’azote de manière symbiotique et concurrencer les adventices.

La culture suivante pourrait bénéficier des effets du couvert

Le couvert peut être détruit, se décomposer et libérer de l’azote pour la culture suivante. Une autre piste est de maintenir le couvert dans la culture principale suivante. Dans ce cas, il existe des avantages et des inconvénients à gérer. L’un des avantages supposé est de conserver une couverture du sol importante qui va limiter le développement des adventices. De plus, le couvert va peut être continuer de libérer de l’azote dans la parcelle.

Mais des questions subsistent sur la capacité des légumineuses vivantes à fournir de l’azote aux cultures. L’hypothèse est qu’elles en procurent davantage quand elles sont détruites. Enfin, une fois la culture principale récoltée, le couvert pérenne va pouvoir repartir et se développer dans l’interculture suivante.

Côté inconvénients, il y a la difficulté de désherber, pour trouver des produits sélectifs de la culture et du couvert. L’objectif est de réguler le couvert pour qu’il ne soit pas trop concurrentiel et en même temps, de ne pas le détruire. Il y a donc un équilibre à trouver. Il y a un travail à mener sur les produits herbicides (spécialités, dose…) et la gestion du couvert.

Des pistes de recherches

Autre point d’interrogation : la gestion de l’eau. En effet, un couvert vivant va forcément absorber de l’eau, ce qui représente un surplus de consommation d’eau par rapport à une culture seule. Cela peut entraîner une concurrence importante lors d’années particulièrement sèches.

Des suivis sont réalisés en 2013 avec des essais analytiques et en parcelles d’agriculteurs. D’autres essais devraient être développés l’année prochaine, sur différents couverts, les programmes herbicides... Les premiers résultats devraient être disponibles à l’automne, mais il faudra attendre deux ou trois ans pour avoir davantage de recul sur le sujet.

Vidéo arvalis sur les couverts permanents (©Arvalis) 

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