Charançon du bourgeon terminal Organisez la lutte pour protéger vos colzas

Terre-net Média

Les bulletins de santé du végétal signalent des captures de charançon du bourgeon terminal dans toutes les régions mais à des niveaux variables. Les interventions sont véritablement à raisonner au cas par cas en se reportant à son Bsv régional.

Cuvette jaune dans le colzaMettre en place la cuvette à partir de septembre. Placez la cuvette dans le colza à 10 m de la bordure, dès le semis, si possible à proximité d'un ancien champ de colza. (©Terre-net Média)

Chez le charançon du bourgeon terminal, ce sont les larves qui sont nuisibles. En cas de forte attaque, les larves détruisent le bourgeon terminal ce qui donne des plantes à port buissonnant, voire détruites. La lutte se concentre cependant sur les adultes. Et ce, avant qu'ils ne pondent parce qu'il n'existe aucune solution contre les larves et les œufs.

Le Cetiom conseille, si les premières captures d'insectes sont précoces (courant septembre), de raisonner l'intervention en se basant sur des données de maturation et/ou des suivis de pontes afin de ne pas passer trop tôt. En l'absence de données disponibles, intervenir 15 à 20 jours après les premières captures.

Si les premières captures interviennent à une date normale, soit courant octobre, l'institut préconise d'intervenir 8 à 10 jours après, en confirmant si possible le risque par des données de maturations et des suivis de ponte.

Enfin, si un nouveau pic de vol survient sur la parcelle plus de deux semaines après le traitement, vous pouvez renouveler l’intervention une fois, notamment si les plantes ne sont pas bien développées. Le risque d'attaque grave est plus important sur des colzas à faible croissance.

Deux applications maximum

Le Cetiom rappelle que les seules molécules autorisées aujourd'hui sont des pyréthrinoïdes (Tableaux des insecticides autorisés et leur cible sur colza).

Ne pas dépasser deux applications à l’automne contre le charançon du bourgeon terminal. « Tout traitement favorise le développement de populations résistantes que ce soit de charançon du bourgeon terminal, d’altises d’hiver ou de pucerons. De plus, ces interventions entraînent la destruction de la faune auxiliaire antagoniste des populations de ravageurs engendrant des phénomènes de pullulations d’insectes qui en deviendront d’autant plus incontrôlables. La seule voie durable à l’avenir passe par une utilisation d’insecticides ciblée pour perturber le moins possible les régulations naturelles. »

Le charançon du bourgeon terminal

Nuisibilité : potentiellement importante, liée au niveau d'infestation, à la précocité des attaques larvaires et à l'état de développement des plantes. Les adultes, très discrets, pondent dans les pétioles à l'automne. Les larves passent dans le cœur des plantes au stade rosette et détruisent le bourgeon terminal. Au printemps, les plantes ont alors un aspect buissonnant. La protection passe par le contrôle des adultes pour limiter les pontes.

Surveillance : de 3-4 feuilles à la reprise de végétation, en plaçant un piège sur la végétation. Attention, les arrivées dans les parcelles peuvent être échelonnées.

Pour optimiser votre intervention, consultez le Bsv (Bulletin de Santé du Végétal) de votre région qui vous renseignera sur la dynamique des vols et, dans certaines régions, sur les risques d'entrée en ponte.

Seuil d'intervention : 8 à 10 jours après les premières captures d'adultes (même très faibles).

Source : Cetiom

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