Paroles de lecteurs Un mulch, une bonne technique selon vous en maïs ?

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La nécessité de réaliser un couvert épais, le coût élevé, les limaces qui prolifèrent, le moindre impact sur l'érosion des sols... le mulch ne semble pas être une technique convaincante en maïs pour les lecteurs de Terre-net.fr. Et si on parlait plutôt matériel ?

paroles de lecteurs terre net mulch en mais  À propos de l'effet d'un mulch sur l'efficience de l'eau en maïs, Laurent Denise résume : « L'eau a un effet pervers : moins il y en a, plus il fait chaud et plus il fera sec. » (©Arvalis-Institut du végétal // Création Terre-net Média) 

« Non mais franchement, elle est où la nouveauté ? », s'interroge titian, commentant l'article sur Terre-net.fr.

« Ce n'est pas trop d’actu pour le moment, ce n'est pas ça qui manque la flotte !, lance de son côté Benoit Bayle sur Facebook.

Extraits des commentaires, sur Terre-net.fr et Facebook, de l'actu d'Arvalis : Maïs − Un mulch peut-il améliorer l'efficience de l'eau ?

« Il en est où le tien de maïs ? », demande Matthieu Javelle à @Fabien Fabre.

« Il pleut tous les deux jours, donc pour le moment... », lui répond-il. 

« Avec de gros couverts végétaux »

Joseph Cal Ame, lui, juge sur Facebook la technique « intéressante ». « Sur du long terme, l'avantage sera, à mon avis, de toute façon pour les sols avec « de gros couverts végétaux laissés en surface, la MO retenant 10 fois plus d'eau que l'argile, poursuit-il. La levée est, il est vrai, moins régulière dans le paillage de seigle que dans ma partie ensilée. Et les limaces bien plus nombreuses aussi. Le couvert a été pénalisé également à la levée par du sec sous la paille et la grosse chaleur qui a suivi (quand on faisait les foins). La pluie l'a sauvé ! Mais faut le surveiller même s'il est plutôt pas mal parti. Une expérience à faire après quelques années de semis direct. Il vaut mieux se faire la main au début sur des couverts morts, en partie dégradés, c'est moins stressant. »

Assurer une continuité végétale.

Pour Laurent Denise, « l'efficience de l'eau dépend essentiellement du taux de matière organique des sols et de l'environnement ». Il enchaîne : « Si vous irriguez un champ de maïs entouré d'un désert végétal (après la moisson), vous aurez besoin de plus d'eau ! L'eau a un effet pervers : moins il y en a, plus il fait chaud et plus il fera sec. Les couverts végétaux juste après les récoltes permettent d'assurer une continuité végétale, donc une continuité d'évaporation et donc une meilleure régularité des pluies ! On aura sauvé le climat quand l'environnement sera un océan de verdure le plus dense possible en plein été ! L'irrigation n'a jamais été un problème et c'est justement parce qu'on a diminué les surfaces irriguées que les sécheresses augmentent ! »

« Trop cher » et « trop de limaces » !

Selon Momo, « trop cher d'implanter l'interculture ! » « Par contre, un épandage de paille de miscanthus ou de colza serait peut être plus économique et certainement moins difficile, suggère-t-il dans les commentaires de l'article. Et selon l'épaisseur, il peut être envisageable d'épandre à l'automne mais ça ne colle pas avec la couverture du sol pour l'hiver. » 

« Comme toujours, c'est sûrement une technique efficace si on se place en conditions sèches, estime pour sa part jpg. Si tu as comme en ce moment de la pluie et du froid, tu vas favoriser les limaces et tu devra te priver d'un désherbage mécanique. Il faudrait avoir une boule de cristal pour savoir quelles conditions météo on va avoir. »

Hautot Nicolas confirme : « Oui @jpg, l'anti-limaces sur la ligne de semis est indispensable. Ça ne se salit pas plus si tu ne crées pas de milieu favorable à la germination. Le gros intérêt : en conditions humides, ta terre reste dans ton champ... »

« En plaine, la terre ne s'en va pas des champs !?, s'étonne loumi.

Limite ou favorise l'érosion ?

« En plaine, l'érosion est peut être amoindrie mais est effective dans de nombreux sols travaillés, renchérit PàgraT. Une seule année sans travail du sol suffit pour l'arrêter. »

loumi, à @PàgraT : « Je n'en peux plus de lire votre propagande pour l'agriculture de conservation des sols. Si vous mesurez le niveau du sol depuis 70 ans en plaine, il n'y a aucune érosion ou quelques millimètres seulement ! »

PàgraT corrige : « J'ai écrit "de nombreux sols". J'ai bien entendu que les argilo- calcaires n'étaient pas concernés. L'érosion hydraulique se voit à la couleur de l'eau et l'érosion éolienne à l'importance des nuages de poussière (à ne plus savoir où on est). Je me demande bien comment vous pourriez faire pour déterminer la présence ou non d'érosion sur 70 ans en mesurant l'épaisseur du sol. 25 cm de sol = 3 000 t/ha soit 1 cm = 120 t/ha . 1 ou 2 cm/70 ans, c'est sûr, ça ne se voit pas ! »

1 ou 2 cm/70 ans : c'est sûr, ça ne se voit pas !

Il continue : « Voir la carte du Gis sol intitulée "érosion des sols". Je suis en zone d'aléas faibles et pourtant, j'ai déjà vu de l'érosion sur des sols à faible pente ! »

...

Et si on changeait de sujet ?

Pour arrêter net le débat, PàgraT pose une question à @jpg : « Connaissez-vous le Roll N'Sem ?  »

Sa réponse : « Non. Je ne fais plus de maïs, mais je m'intéresse encore à cette culture. »

« Un outil très surcoté, met en garde Très drôle. Le stade de la plante joue beaucoup. On ne peut plus passer dans les maïs quand il faudrait utiliser cet outil... »

« En théorie, c'est un bon matériel, reprend jpg. Je pense aussi que ça marche bien en destruction de couvert mais en travail inter-rang je suis plus septique. »

« Si on écoute le concepteur, ce n'est pas terrible dans les gros couverts pour lesquels le Faca fonctionnerait mieux. François Coutant (bio dans le Gers) semble l'apprécier avec deux passages pour l'inter-rang, le 2e en sens contraire. »

Retrouvez aussi le Paroles de lecteurs : Les couverts végétaux sont habillés pour l'hiver !

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