L'actu d'Arvalis Piloter le dernier apport d'azote pour faire du rendement et des protéines

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Stade à retenir pour viser à la fois rendement et teneur en protéines : dernière feuille pointante. À partir de ce moment, Arvalis-Institut du végétal recommande de réaliser un diagnostic de l'état d'alimentation en azote de vos cultures. Ce dernier se révèle particulièrement important cette année, du fait des conditions climatiques lors des apports d'azote en février-mars.

Dernier apport d'azote Un diagnostic de l'état d'alimentation en azote permet de connaître la dose d'azote complémentaire réellement nécessaire. (©Arvalis-Institut du végétal)

Rendez-vous dès dernière feuille pointante

S’il y a un stade à retenir pour assurer le meilleur compromis entre rendement et teneur en protéines , c’est le stade dernière feuille pointante (DFP).
Cette année, un diagnostic de l’état d’alimentation en azote avec l’aide d’un outil de pilotage à ce stade est particulièrement important. En effet, l’azote apporté en février-mars était nécessaire aux cultures mais n’a pas toujours bénéficié de conditions optimales pour sa pleine valorisation. On peut donc craindre une dégradation de l’efficience de l’engrais déjà apporté : soit sous l’effet des conditions asphyxiantes du sol, soit par l’épandage de solution azotée ou d’engrais uréique sur sol gelé. Seul le diagnostic des plantes en fin de montaison permettra de bien calibrer la dose d’azote complémentaire nécessaire . Les outils basés sur l’analyse d’image à l’échelle de la parcelle (Farmstar, drones, N-Sensor…) couplés à un épandeur équipé pour la modulation de dose permettront en outre d’ajuster cet apport complémentaire aux hétérogénéités intra-parcellaires, très fréquentes cette année.

Déclencher l’apport dès l'approche d'une période pluvieuse

Afin de trouver le bon compromis entre la théorie et la pratique, c’est à l’approche d’une période pluvieuse que les derniers apports seront le mieux valorisés : des pluies de 15 mm dans les 15 jours qui suivent sont idéales. Dans ces conditions, l’apport d’engrais peut être valorisé à hauteur de 80-90 %, d’autant plus s’il s’agit d’ammonitrate -forme la plus efficace pour un ou des apports tardifs. Sous réserve d’être valorisée par la pluie, cette forme d’engrais n’est pas soumise au risque de volatilisation comme peut l’être la solution azotée.
À noter que l’efficience des unités d’azote des engrais foliaires de finition est la même que celles des engrais minéraux sur le rendement mais elle est légèrement inférieure pour la teneur en protéines.

Dernier apport : entre 40 et 80 unités en 1 ou 2 fois

Le raisonnement se fait sur la base d’environ 40-60 unités réservées jusqu’à aujourd’hui sur la dose totale :

1. Recommandations d’un outil de pilotage de la fertilisation azotée interrogé à partir du stade dernière feuille pointante (DFP) :

  • Si le conseil est de « 0 »  : appliquer la mise en réserve à l’approche du stade gonflement-épiaison
  • Si le conseil est de « 20 à 40 »  : appliquer l’engrais à DFP
  • Si le conseil est de « 60 à 80 »  : appliquer 30-40 unités à DFP puis 30-40 unités à l’approche du stade gonflement-épiaison. Cette pratique est recommandée pour les blés améliorants et le blé dur.

2. Sans utiliser d’outil de pilotage de la fertilisation azotée , appliquer la mise en réserve (40 à 60 uN en fonction du besoin complémentaire (bc*) de la variété) à DFP.
* Exemples de variétés avec une mise en réserve de 60 uN : Alixan, Ascott, Chevignon, Complice, Fructidor, Hydrock, Ionesco, Mutic, Nemo, RGT Sacramento, Sepia, SY Moisson.

Article rédigé par les partenaires de « Blé Objectif Protéines » (BOP) : L.Pelcé & D.Chavassieux (Arvalis), C.Boully (Bourgogne du Sud), M.Pageot (Ets Bresson), JB.Goulier (CA21), MA. Loiseau (CA89), M.Mimeau (Dijon Céréales), D.Lachaud (SAS Ruze), A.Petit (SeineYonne), E.Bonnin (Soufflet Agriculture)

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