Pois Isabelle Chaillet, Arvalis : « Un progrès génétique indéniable »

Marion Géraud Terre-net média

Avantageuse dans une rotation, la culture de pois est souvent critiquée pour son faible rendement. Pourtant, la génétique apporte des améliorations constantes. Les nouvelles variétés en sont la meilleure illustration. Explications d’Isabelle Chaillet d’Arvalis.


Isabelle Chaillet : "Nous commençons à avoir des variétés qui apportent en rendement et en tenue de tige" (© MG Terre-net)

« On observe un progrès génétique indéniable mais l’agriculteur ne s’en rend pas compte : la météo fait qu’on ne peut pas extérioriser les améliorations de rendement » remarque Isabelle Chaillet d’Arvalis. Et pourtant, la génétique apporte des progrès constants. Le rendement et la tenue de tige sont les principaux axes de progrès génétique sur le pois. Les inscriptions 2007 de pois de printemps suivent cette tendance. Maggia ou Safranos par exemple ont une meilleure tenue de tige que Hardy et un rendement de l’ordre de 102 % de celui de Hardy.

Les pois d’hiver de "type alternatif", qui sont cultivés actuellement, enregistrent des progrès aussi importants que récents. Les variétés inscrites en 2007, suivent cette tendance. Enduro notamment, présente « un plus en tenue de tige avec un niveau de rendement intéressant (105 % du témoin) ». Isabelle Chaillet indique qu’« il faut voir sur plusieurs années si cette tendance se confirme ».
« Nous commençons à avoir des variétés qui apportent en rendement et en tenue de tige » résume encore Isabelle Chaillet.

Les variétés récentes de pois progressent également en terme de résistance aux maladies. En comparant les notes de sensibilité à l’anthracnose des variétés récentes à celles des variétés plus anciennes, l’amélioration observée est significative. Ainsi la sensibilité des variétés de pois d’hiver récentes (Isard par exemple) est divisée par 3.

« Un très bon comportement face à la maladie »

Si elles s’améliorent elles aussi, les variétés de printemps restent plus sensibles. « Les variété plus récentes ont un très bon comportement face à la maladie » insiste Isabelle Chaillet. La pression anthracnose devrait donc être de moins en moins un frein à la culture de pois.

Les nouvelles variétés de pois d'hiver "type alternatif" résistent également mieux au froid, même si on atteint déjà « un bon niveau avec Cheyenne dès 1997 » rappelle Isabelle Chaillet.
Mais les champions de la résistance au froid restent à venir ! Leur résistance au froid est élevée et durable : ce sont les variétés de pois d’hiver dits "type hiver" qui seront commercialisées dès 2009.

Pour en savoir plus sur les pois d'hiver "type hiver" lisez l'article Pois - Les futures variétés championnes du froid en cliquant ICI.


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