Production écologiquement intensive Avec 300 €/ha de charges, Jacky Berland est resté bénéficiaire en 2009

Frédéric Hénin Terre-net média

Jacky Berland parvient à réduire à la fois les consommations d’eau destinée à l’irrigation et de carburant. Ses travaux dans les champs sont réduits à du broyage, au semis et aux traitements (herbicides, insecticides). Ses intercultures sont détruites par traitements chimiques pour éviter le travail du sol.


Se convertir à l’agriculture écologiquement
intensive suppose de fortes compétences
en agronomie et une capacité d’adaptation
importante. Il n’y a pas de système miracle.
Les rotations de cultures à adopter dépendent
à la fois du climat, de la nature du sol et des
objectifs de l’agriculteur. (© Terre-net Média)

Jacky Berland, producteur, nourrit la population mais aussi son sol. En se convertissant à l’agriculture écologiquement intensive, il parvient à cultiver des céréales et des fourrages pour ses vaches laitières sur ses 70 ha et à dégager un revenu tout en renforçant la fertilité de ses sols. Son adage, faire produire à longueur d’année ses parcelles en alternant des cultures destinées à l’alimentation animale ou humaine et des cultures intermédiaires ou intercalaires. Et ce, en ayant recours au semis direct.

Réduire à la fois les consommations d'eau et de carburant

Il a adopté pour ses parcelles des assolements complexes qui associent protéagineux, blé, colza et maïs en cultures principales et du sarrazin, des féveroles ou du tournesol en interculture.

Jacky Berland parvient à réduire à la fois les consommations d’eau destinée à l’irrigation et de carburant. Ses travaux dans les champs sont réduits à du broyage, au semis et aux traitements (herbicides insecticides). Ses intercultures sont détruites par traitements chimiques pour éviter le travail du sol.

150 euros par ha

Les débris des cultures sont décomposés en humus et éléments fertilisants disponibles pour les plantes par les vers et l’activité biologique du sol. Les apports d’engrais azotés chimiques sont limités car l’essentiel est d’origine organique (cultures de protéagineux, lisiers). Pour une rotation de trois ans de blé-maïs-protégineux avec des intercultures appropriées, l’apport est réduit à 90 unités en complément du lisier (2 épandages).

Avec un taux de matière organique de plus de 5 % au minimum, ses cultures ont de moins en moins besoin d’être irriguées car le mulch préserve l’humidité dans le sol.

Au total, Jacky réduit son poste de mécanisation à 150 euros par ha (amortissement du matériel, semis, traitements, fuel). Le blé lui revient à 300 euros de l’hectare, toutes charges confondues.

Cet article a été rédigé à partir d'un exposé des ateliers du Sima 2011.

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