Pulvé et qualité de l'eau F. Demarque, Axe-Environnement : « Devoir de conformité avec la réglementation »

Terre-net Média

La réalisation d'un diagnostic en matière de pulvérisation donne des repères quant au niveau de conformité de ses pratiques vis-à-vis de la réglementation consacrée à la protection de la qualité de l'eau. François Demarque, directeur commercial d’Axe-Environnement, insiste sur l'obligation mais également sur les bénéfices à tirer d'une telle démarche.

Egouttage de bidons.Un diagnostic permet de se situer par rapport à la réglementation. (©Terre-net Média)

« Nous avons élaboré un certain nombre de diagnostics environnementaux de l’exploitation agricole que nous commercialisons auprès des organismes stockeurs. Le diagnostic donne une vision à un instant t des aménagements et des pratiques et les situe par rapport à la réglementation. Parce qu’ils jouent un rôle en matière de qualité de l’eau, les postes à analyser sont l’aire de lavage et de remplissage du pulvérisateur, l’aménagement du local phyto et la gestion des effluents.

François DemarqueFrançois Demarque, directeur
commercial d’Axe-Environnement,
fournisseur de solutions de mise
en œuvre des bonnes pratiques
environnementales au sein
des exploitations agricoles.
(©Axe-environnement)

Les référents environnement ou conseillers se chargent ensuite, avec ou sans notre appui, de la réalisation après une sensibilisation de leurs adhérents à la démarche.

Rares sont les agriculteurs qui se portent candidats. Les motivations sont d’ordre légal. Les entreprises de travaux agricoles notamment, en tant qu’applicateurs de produits de traitement, sont concernées au titre de leur certification par l’obligation de respecter la loi sur l’eau. A titre individuel, l’agriculteur ne maîtrise pas la réglementation en matière d’eau, et plus largement d’environnement. Mais ce qui va motiver une remise en question, c’est par exemple un contrôle de ses pratiques ou de son local phyto. Certains ont également des obligations vis-à-vis d’un cahier des charges, Agriconfiance par exemple, ou d’aides spécifiques. Un jeune agriculteur en phase d’installation sera également sensible au sujet. De plus en plus se penchent sur ces questions aussi depuis la mise en place du Certiphyto.

Le chemin est encore long

La présence d’un local dédié au stockage des bidons de produits phytosanitaires est aujourd’hui généralisée mais son aménagement intérieur reste à améliorer. Sur les autres postes, le chemin est encore long.

Tous ces aménagements impliquent des investissements : aire bétonnée de lavage et de remplissage avec un système de collecte des eaux, dispositif de traitement des effluents, etc. Et ce sont des investissements non productifs mais la question de se lancer ou non ne se pose pas. Il s’agit de respecter la réglementation. La loi sur l’eau inclut une obligation de résultats quant à la pollution de son environnement. La respecter nécessite la mise en place de moyens au moment du remplissage de la cuve pour éviter la contamination du réseau (discontinuité par exemple), le respect des normes de dilution au moment du nettoyage interne du pulvérisateur, la traçabilité de chaque action, la gestion des eaux contaminées.

Au final, tous ces efforts apportent quand même des bénéfices en confort de travail et en sécurité. La colonne de remplissage équipée d’un compteur d’eau facilite l’étape d’incorporation et en accroît la précision par exemple. »

Dossier pulvérisation 2014


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