Sorgho Des marges brutes toujours compétitives en 2007

Bénédicte Normand Terre-net média

Dans un contexte d’envolée des cours des matières premières, le sorgho reste intéressant face au maïs et au tournesol, cultures auquel il est habituellement comparé. C’est ce que montrent les mesures de rentabilité effectuées par Arvalis et Pro-Sorgho, l’interprofession semencière.

Des enquêtes chez les agriculteurs

L’étude est réalisée auprès de 32 producteurs issus des 3 principaux bassins de production : Sud-Ouest, Sud-Est et Poitou-Charentes.

Depuis 5 ans, Arvalis-Institut du végétale et Pro-Sorgho, l’interprofession des semenciers impliqués dans le sorgho réalisent des enquêtes dans les exploitations agricoles pour mesurer la rentabilité du sorgho. « Ce travail permet à Arvalis et Pro-Sorgho de communiquer auprès des agriculteurs sur la rentabilité du sorgho » explique Marie-Louise Peyres pour Pro-Sorgho.

Plus de 1.000€/ha de marge brute


(© Terre-net)
En 2007, les cours et les bons rendements sont provoqués une envolée des marges brutes. Sur l’échantillon enquêté, la marge brute moyenne en situation irriguée passe de 450€/ha à plus de 1.000€/ha. Le maïs suit la même évolution et prend un léger avantage à un peu moins de 1.300€/ha. « Par contre, le sorgho est toujours complémentaire au maïs dans les situations de faibles réserves hydriques et/ou de gestion délicate d’irrigation, ainsi que dans les zones touchées par la chrysomèle » explique Marie-Louise Peyres.

En sec, les marges réalisées en sorgho suivent le même type d’évolution. De 350 à 400€/ha les années précédentes, elles atteignent plus de 1.000€/ha. Le tournesol, auquel le sorgho sec est habituellement comparé, connaît une évolution similaire. Marie-Louise Peyres relève que « dans 71% des exploitations, la marge brute du sorgho est supérieure à celle du tournesol ». De quoi prouver que le sorgho est aussi une culture intéressante en sec.


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