Efficacité des traitements Viser les stades jeunes des bio-agresseurs

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Le succès d’un traitement, de désherbage notamment, dépend entre autres du stade de l'adventice et de celui de la culture. Pour d'autres interventions, il faut choisir entre fonction curative et préventive.

Gaillet dans un champ de blé.Il vaut mieux traiter le gaillet à 1 feuille car il est très peu perméable au stade cotylédons. (©Terre-net Média)

La quantité de cires dans les parois des feuilles augmentant avec l’âge de la plante adventice, les cotylédons et la première feuille, peu pourvus, sont plus perméables aux produits phytosanitaires. « Plus l’intervention a lieu sur des stades jeunes, résume Arvalis-Institut du végétal, plus elle a de chances de réussir. L’adventice est alors moins résistante et la culture en place pas assez développée pour créer un effet parapluie. » Un bémol cependant concernant le gaillet et les repousses de tournesol, très peu perméables au stade cotylédons, et qu’il vaut mieux traiter à 1 feuille.

Pour les autres interventions, la Chambre d’agriculture de Bourgogne préconise de s’interroger sur la fonction curative ou préventive des matières actives afin de les positionner au moment de l’infestation qui convient le mieux. « De nombreux fongicides exercent une action préventive dominante et une faible action curative. L’efficacité d’une application même à forte dose sur une maladie bien installée, telle que la septoriose ou la rouille brune, ne sera pas maximale. Quant aux insecticides, certaines matières actives s'emploient en début d'infestation et d'autres peuvent être utilisées sur des populations en place. »

Dossier pulvérisation 2014


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