Modulation de la densité de semis Xavier Petit : « Plus ou moins 30 % selon la zone, en parcelle hétérogène »

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Xavier Petit, agriculteur à Bouglainval en Eure-et-Loir, fait varier ses densités de semis pour corriger les écarts de rendement dans ses parcelles les plus hétérogènes, et ce quelle que soit la culture.

Xavier Petit, agriculteur à BouglainvalXavier Petit, agriculteur à Bouglainval, compense l'hétérogénéité de ses parcelles en modulant ses intrants, y compris au semis. (©Terre-net Média)

Agriculteur sur 167 ha à Bouglainval en Eure-et-Loir, Xavier Petit cultive du colza, du blé, de l’escourgeon et une culture de printemps (maïs, petits pois) « pour réduire l’infestation d’adventices, étaler la charge de travail, installer des Cipan... » Il doit composer avec un parcellaire très éclaté et une importante hétérogénéité de la qualité de ses sols. « J’ai commencé à faire varier la densité de mes semis au sein de mes parcelles il y a plus de 10 ans quand j’ai changé de semoir pour un Amazone AD-P 303 Special. Avant, je me rendais bien compte que dans les zones de bonne terre, la culture était trop drue, et pas assez dans les petites terres. Je faisais alors varier la dose à vue de nez selon mon expérience de mes parcelles. »

Semis d'orge d'hiver.Xavier Petit module pour toutes les espèces. Ici pour les semis
d'orge d'hiver. « Sauf le maïs que j’implante dans
mes meilleures terres. » (©Terre-net Média)

Il y a deux ans, Xavier Petit fait appel à Agro-conseil, une entreprise de conseil indépendant, pour leur service Geoferti de modulation intraparcellaire de la fertilisation. « Ils ont découpé mes parcelles en différentes zones, selon une classification en cinq niveaux de qualité en fonction de la présence de cailloux ou de limons profonds, du taux d’argile, de l’humidité… »

Cette parcelle est découpée selon quatre classes de qualité de sol.Cette parcelle est découpée selon quatre
classes de qualité de sol. (©Terre-net Média)

Il réutilise ces cartes au moment du semis pour ajuster sa dose de semis dans les parcelles les plus hétérogènes, soit 120 ha de sa Sau.

Cinq niveaux de qualité possibles dans une même parcelle

Les meilleures terres dans une parcelle, celles de classe 1, servent de base. La modulation augmente la densité de semis de 10, 20 et jusqu’à 30 % pour les zones classées 5, voire 40 exceptionnellement si en plus les conditions d’intervention ne sont pas favorables. «  Par exemple, je me fixe un objectif de 160-180 pieds/m² en sortie hiver pour la variété Boregar. En petites terres, je vais augmenter la dose pour obtenir 240 pieds/m². J’exporte les cartes de mes parcelles dans mon pocket. En fonction de la couleur de la zone, je fais varier la densité. Manuellement par contre... Le boîtier du semoir, un Amador III, est trop vieux pour moduler tout seul. »

La qualité de ses parcelles joue aussi dans le choix des variétés. « Bamboo, orge hybride, en mauvaises terres, sinon Etincel en bonnes terres pour ses performances de rendement et sa qualité brassicole. Pareil en blé, Hyfi, hybride, dans les cailloux, Boregar pour les semis précoces, Diamento derrière maïs. »

Xavier Petit utilise les cartes réalisées pour ajuster sa fertilisation comme support pour moduler au semis.Xavier Petit utilise les cartes réalisées pour ajuster sa fertilisation comme support pour moduler au semis. (©Terre-net Média)


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