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Agronomie Intégrer l’agronomie dans sa stratégie de désherbage

Basf

Certaines pratiques agronomiques permettent de limiter le développement de la flore adventice du colza. Parmi elles, le labour, le faux-semis et l’introduction d’une culture de printemps. Ces techniques sont à intégrer dans votre stratégie de désherbage en fonction de l’adventice cible.

Le labour : un outil intéressant pour gérer les graminées Le labour : un outil intéressant pour gérer les graminées

L’agronomie tient une place essentielle dans une bonne stratégie de désherbage du colza. Elle doit systématiquement précéder les traitements herbicides. L’objectif recherché est de perturber le cycle des mauvaises herbes et de réduire le stock grainier des parcelles. Plusieurs pratiques culturales permettent de limiter la pression des adventices.

Le labour

Le labour permet d’enfouir les graines, provoquant le dépérissement d’une partie d’entre elles. Le labour a l’avantage de diluer les graines dans l’horizon du sol. Il faut cependant être vigilant, car cette technique peut ramener à la surface des graines précédemment enfouies. C’est pourquoi, contre les crucifères (sanves, ravenelles) qui ont des graines dont la durée de vie est longue, le labour est à éviter. En revanche, un labour occasionnel (une fois tous les trois ans) est très intéressant pour lutter contre les vulpinset  les Ray-grass.

Le faux-semis

La technique du faux semis consiste à simuler un semis avant le semis réel du colza. Le travail du sol superficiel a pour effet de favoriser la germination des graines d’adventices. Les jeunes mauvaises herbes sont ensuite détruites avant le semis de la culture. Cela permet d’épuiser le stock grainier et fait baisser les pressions d’adventices. Le désherbage chimique est alors plus facile. Pour le colza, la technique est surtout efficace contre les repousses de céréales, les graminées  et les géraniums.

L’introduction d’une culture de printemps

Lorsque c’est possible, l’introduction d’une culture de printemps dans une rotation de type colza-blé-orge rompt le cycle des adventices et réduit le stock de graines dans le sol. En outre, cette technique permet de diversifier les herbicides disponibles sur une même mauvaise herbe. Lorsque les gaillets, les graminées ou les géraniums se développent, la diversification des cultures est un outil efficace pour faire baisser la pression.

Le Colza s'inscrit dans une rotationLe Colza s'inscrit dans une rotation

Le décalage de la date de semis

Très efficace en céréales (en décalant de dix jours la date de semis, le nombre de ray-grass levés peut être réduit de moitié), cette technique est moins pertinente en ce qui concerne le colza. En effet, retarder la date du semis peut avoir un impact sur l’installation de la culture et son rendement. D’ailleurs, la tendance observée est de semer les colzas toujours plus tôt. En conséquence, ce levier n’est recommandé pour le colza qu’en cas de très forte infestation de graminées.

Le désherbage mécanique

Dans certaines situations, le désherbage mécanique apporte une solution supplémentaire. Notamment pour éviter la sélection de mauvaises herbes résistantes. On peut l’envisager pour contrôler des adventices telles que gaillet, matricaire, géranium, voire sanve.

Quelques solutions de désherbage mécanique :
  • Houe rotative : à utiliser de la pré-levée au stade 3 feuilles du colza.
  • Herse étrille : à utiliser avant la levée des colzas ou après le stade 3-4 feuilles.
  • Bineuse : à utiliser dès le stade 3 feuilles, pour les semis en grand écartement.

Réussir le désherbage de son colza

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