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Démarrage de campagne Dates de semis et pluies estivales au cœur des préoccupations

Corteva

Alors que la récolte de colza s’est terminée avec des rendements en retrait comme pour bon nombre de cultures, les producteurs ont engagé les semis de la prochaine campagne. Et là où il a plu, les colzas ont levé rapidement.

Semis de colzaSemis de colza du 19 août à Sarry (89) (photo prise le 24/8) (©Corteva)

Sans surprises, les mauvaises implantations à l’automne 2019, l’hiver trop humide et le printemps très sec, n’ont pas permis au colza d’exprimer pleinement son potentiel cette année. Le rendement moyen national s’établit, en 2020, autour de 29,7 q/ha d’après les premières estimations du ministère de l’agriculture, soit un recul de - 6 % par rapport à 2019 et de - 10,7 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. C’est la première fois depuis 2007, que le rendement moyen français n’atteint pas la barre des 30 q/ha.

La moyenne nationale cache cependant de très grandes hétérogénéités entre parcelles. Terres Inovia constate, par exemple, en Normandie, des rendements qui s’échelonnent entre 5 et 50 q/ha. L’institut témoigne aussi de quelques bonnes surprises, par exemple au nord de la région Centre-Val de Loire, dans les Hauts-de-France ou en Alsace. Ailleurs, c’est souvent la déception, mais comme pour les autres cultures, malheureusement.  

Des semis dans le sec ou après la pluie

Un peu partout en France, les producteurs ont déjà engagé la campagne suivante. Malgré le sec qui a sévi en juillet et jusqu’à la mi-août dans certaines régions, pendant tout le mois d’août dans d’autres, les semis de colza ont démarré assez tôt. Deux stratégies se sont côtoyées cette année : semer dans le sec en croisant les doigts pour que la pluie annoncée se concrétise, ou attendre qu’il pleuve 20 à 30 mm pour sortir le semoir. Dans le Centre, les agriculteurs ont souvent commencé leurs semis dans la poussière en attendant l’arrivée de la pluie. En Poitou Charentes, les semoirs sont également sortis autour du 15 août et ont bénéficié de précipitations plus ou moins significatives selon les secteurs. Dans le Nord Est, les semis ont démarré souvent dans le sec, avant les pluies annoncées la semaine du 10-15 août.

Les semis tardifs, encore envisageables

Dans les secteurs qui ont bénéficié de pluies, les levées sont en cours. Les colzas sont même sortis de terre très rapidement. Mais là où il n’a pas encore plu, les producteurs s’interrogent. Dans les secteurs du Nord-Est où il continue à faire encore très sec par exemple, Terres Inovia estime que jusqu’à mi-septembre un semis est encore envisageable. « Mais il sera plus risqué en sol superficiel qu’en sol profond, préviennent les ingénieurs de la région. Le colza sera moins vigoureux et bénéficiera moins longtemps de conditions poussantes à l’automne. Sans compter qu’un colza qui lève tardivement sera plus exposé aux ravageurs d’automne, les altises d’hiver notamment, auxquelles il sera confronté à un stade jeune sensible, de levée à 4 feuilles. Des expériences des années précédentes ont néanmoins montré des résultats moyens à satisfaisants pour des semis tardifs. »

L’opportunité d’un désherbage de post-levée

Là où les semis sont réalisés, les agriculteurs n’ont pas forcément opté pour un désherbage de prélevée. Certains ont préféré saisir l’opportunité offerte par le désherbage désormais possible en post-levée et s’assurer que leur colza soit bien implanté avant d’intervenir. Dans les colzas levés, l’heure est maintenant à la surveillance des insectes et des limaces. Quelle que soit la région, Terres Inovia recommande de ne pas détruire les repousses de colza à proximité de nouvelles parcelles de colza lorsqu’elles abritent des petites altises. Ce qui a l’air d’être souvent le cas cette année.


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