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Campagne 2020-2021 Des signaux favorables pour le colza

Corteva

Même si les surfaces sont à nouveau en recul cette année en France, le colza paraît dans l’ensemble mieux implanté qu’en 2018 et 2019. Au 20 octobre, la culture semble plus prometteuse que les années précédentes.

Parcelle de colza à l'automneLes conditions de semis ont été plus favorables cette année. (©Corteva) 

Après un recul des surfaces à 1,1 million d’hectares aux semis 2018 et 2019, contre 1,6 Mha en 2017, les superficies ensemencées en colza enregistrent à nouveau une baisse cet automne. Les semenciers estiment autour de 950 000 ha, les emblavements 2020, soit un retour pour le colza à son niveau du début des années 2000. Les agriculteurs avaient ensuite été encouragés à augmenter leur surface pour répondre à la forte demande en biocarburants. La sole française avait grimpé à 1,4 Mha en 2006 pour osciller, jusqu’aux semis 2017, entre 1,4 et 1,6 Mha, selon les années.

Après plusieurs années de sécheresse estivale qui ont engendré des difficultés de levée, des producteurs n’ont pas pris le risque cet été. Ils ont préféré ne pas sortir leur semoir, plutôt que de voir leurs colzas peiner à s’implanter et être ensuite fragilisés par des attaques d’insectes. C’est notamment ce qui s’est produit dans l’Est de la France, en Bourgogne et dans le Grand-Est notamment.

Des conditions un peu plus favorables

Mais au 20 octobre, d’après les premiers échos, les colzas semblent mieux implantés cette année, qu’au cours des deux dernières campagnes, même si localement des parcelles sont encore fortement pénalisées. La pression des insectes est aussi restée plus faible, même si l’automne n’est pas terminé.

En Normandie et Bretagne, comme dans le Centre, le Centre ouest ou les Hauts de France, par exemple, les conditions ont été un peu plus favorables, avec un mois d’août un peu plus arrosé et des levées moins hétérogènes. Les colzas ont connu à partir de la deuxième quinzaine de septembre de belles périodes de pousse active. « Le nord des Deux-Sèvres et la Vienne ont été moins chanceux en pluviométrie mais les colzas ont ressuscité la deuxième quinzaine de septembre alors qu’on les croyait perdus », précise Terres Inovia. Certains départements du Centre n’ont pas non plus eu la chance de recevoir de l’eau en août.

Le retour de l’humidité

En Auvergne Rhône Alpes, les colzas ont profité du retour de l’humidité et de températures douces en octobre pour entrer en phase de croissance active. « Les derniers semis ou re-semis peuvent espérer atteindre un niveau de biomasse suffisant avant les premiers froids, estime l’institut technique. Même si certaines situations en semis tardifs resteront préoccupantes. »

Dans le Sud-Ouest la situation est contrastée, dépendante des précipitations du mois d’août, avec des semis réalisés dans de bonnes conditions et des colzas bien développés en Aquitaine, des semis plus tardifs et des levées plus hétérogènes en Midi-Pyrénées.

Évaluer le stade critique

Dans le quart Nord-Est, les conditions n’ont pas été favorables. « L’absence de pluies efficaces, aux mois d’août et septembre, a retardé les levées, souvent jusqu’à début octobre avec le retour des pluies », constate Terres Inovia. Selon l’institut, les parcelles de colza qui ont atteint le stade 2 feuilles à mi-octobre et qui ne présentent pas de défaut de densité, ni de problème sur plante, peuvent être maintenues avec, cependant, un risque, plus ou moins fort selon le contexte de la parcelle, notamment si la pression des insectes y est historiquement élevée. « Le colza développe de nouvelles feuilles tant que la température moyenne dépasse les 5°C, précise l’institut. Le stade 4 feuilles permet théoriquement de supporter des températures jusqu’à -15°C. Cette tolérance est à relativiser si les plantes risquent de se déchausser, en sols de craie ou d’argile, et si elles sont exposées au vent et dans un état sanitaire qui n’est pas optimal. »


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