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Lutte contre les limaces Un éventail de solutions à votre disposition

Corteva

Produit de biocontrôle, auxiliaires, piégeage, mesures agronomiques… des solutions sont disponibles pour réduire la pression des limaces et contrôler les populations. Quels sont ces leviers et quelle efficacité en attendre ?

Limace grise sur feuille de colzaAttention au retour de la pluie, favorable aux limaces, pour les colzas en cours de levée. (©Corteva)

La sécheresse pousse les limaces à s’enfouir en profondeur dans le sol mais elle ne réduit pas pour autant le risque pour les jeunes colzas très sensibles jusqu’au stade 3 à 4 feuilles. Au contraire, comme elles ont été privées de nourriture pendant plusieurs mois, lorsque les pluies sont de retour, elles risquent de se précipiter sur les plantules de colzas. D’autant plus qu’avec la sécheresse de cette fin d’été, elles ont pu descendre en profondeur avant le passage des outils.

La méthode de lutte la plus utilisée dans le colza est l’épandage de granulés à base de métaldéhyde. A partir du 1er octobre 2021, les produits ayant une concentration en métaldéhyde supérieure ou égale à 3 % seront soumis à de nouvelles règles, de stockage par exemple, et à la redevance pour pollution diffuse (RPD), à la suite d’un changement de classement. Cette campagne peut être l’occasion d’étudier d’autres solutions, pour réduire la pression de ce ravageur, voire l’éliminer.

Des mesures agronomiques 

Le semis direct est propice au développement des limaces. Dans les parcelles à risque, c’est-à-dire dans les sols argileux, motteux, ou avec présence importante de résidus de culture, un ou plusieurs déchaumages vont détruire les limaces et les œufs dans les premiers centimètres du sol. Pour Terres Inovia, une préparation fine du sol avant le semis limite aussi les voies d’accès des limaces aux semences, tout comme le passage d’un rouleau après le semis.

Attention aux couverts 

Les couverts végétaux sont très favorables au développement des limaces. Ils maintiennent l’humidité sur le sol et fournissent des abris aux gastéropodes, leur offrant ainsi les conditions idéales pour proliférer. Dans les parcelles à risque, Terres Inovia conseille de privilégier les couverts peu appétants pour les limaces, comme les moutardes, la phacélie, le fénugrec, les radis ou l’avoine.

Être alerté du risque 

Des limaces présentes en grand nombre peuvent être inoffensives pour la culture en cas de sol sec en surface, par exemple, qui les rend inactives. A l’inverse, un petit nombre de limaces peut être très nuisible, si les conditions climatiques sont humides, donc très favorables à leur développement.

Le moyen le plus efficace, pour évaluer le risque réel dans la parcelle, est l’installation de pièges. Il peut aussi être très utile de consulter le BSV, Bulletin de santé des Végétaux, qui fait état, chaque semaine, du niveau d’infestation, du risque et de leur évolution. Il existe également des outils de veille et d’aide à la décision développés par des entreprises privées.

Le rôle des auxiliaires

Des insectes auxiliaires participent aussi à la régulation des limaces. D’après le site internet d’informations sur les auxiliaires des ravageurs, Arena-Auximore, c’est le cas des carabes, souvent cités, mais aussi des staphylins, deux types de coléoptères. Les uns comme les autres se nourrissent d’œufs de limaces ou même de limaces adultes. Les araignées peuvent aussi s’attaquer à de jeunes limaces. Tous les aménagements qui préservent les auxiliaires comme les haies, bordures de bois, bandes enherbées, seront donc à envisager.

Des produits de biocontrôle

Des appâts associés à une matière active d’origine minérale et présente naturellement dans les sols, le phosphate ferrique, sont disponibles pour lutter contre les limaces. Ils ont l’avantage d’avoir peu d’impact sur la vie biologique du sol et les auxiliaires. Ces appâts sont classés produits de biocontrôle et autorisés en agriculture biologique. Ils présentent, selon les instituts techniques, une efficacité assez proche de celle des antilimaces à base de métaldéhyde, avec un niveau d’investissement comparable. Il faut s’habituer à leur mode d’action qui diffère, avec une mise en route un peu plus lente.


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