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Technique de semis de colza Et si vous changiez d’approche ?

Corteva

L’implantation du colza est une étape-clé dans la conduite de la culture. Plusieurs options s’offrent à vous pour ce faire : semis direct, strip-till, semoir classique ou monograine. Voici quelques éléments de raisonnement pour préparer les futurs chantiers, si ce n’est 2019 peut-être ceux de 2020.

Techniques de semis du colzaDifférentes techniques de semis sont envisageables pour le colza : quelle sera la votre ? (©TNC)

Semis direct : pour un meilleur entretien des sols

Avant de réaliser un semis direct de colza, il est important d’évaluer si le sol est bien structuré sur l’horizon 0 - 20 cm afin d’éviter les tassements et favoriser l’implantation de la culture. C’est donc une pratique bien adaptée pour les sols argilo-calcaires mais à proscrire en sols hydromorphes.

Le semis direct présente plusieurs avantages. Au niveau du sol, il permet de réduire le risque d’érosion, d’augmenter l’activité biologique et de limiter l’évaporation de l’humidité. Pour le producteur, c’est un gain de temps et un meilleur bilan énergétique à la clé sur la parcelle.

Aussi, il se révèle très intéressant dans les parcelles avec un risque dicotylédones élevé. Avec une moindre perturbation du sol, notamment sur l’inter-rang, les germinations de géraniums sont plus limitées. Des essais Terres Inovia ont ainsi montré une diminution des levées de géraniums de 60 à 95 % avec un semis direct réalisé en conditions idéales par rapport à un semis précédé d’un travail du sol.

Pour préserver de tels bénéfices, il est recommandé d’utiliser un semoir à disques et de conduire le chantier d’implantation à très faible vitesse, moins de 6 km/ha, afin de modérer les flux de terre. En complément, un chasse-débris permet de nettoyer la ligne de semis et donc éviter le pincement des pailles qui peuvent gêner la germination des graines.

Autre condition pour optimiser l’implantation du colza : positionner le semis direct assez précocement, dès le 10 août, selon la région, le contexte pédoclimatique et les prévisions de pluie.

Attention, en cas de problématiques rongeurs et/ou limaces sur la parcelle, ou si le risque adventices est faible, mieux vaut privilégier le travail du sol avant l’implantation.

Strip-till : avant ou pendant le semis, selon le type de sol

Originaire des États-Unis, le strip-till trouve sa place dans tous les contextes pédoclimatiques français. Cet outil à dent permet de fissurer uniquement la ligne de semis à une profondeur fixée en fonction du type et de l’état du sol (10 à 15 cm à l’optimum), tout en préservant la végétation des inter-rangs. Les passages doivent être réalisés sur sol ressuyé, avec une vitesse réduite (8 à 12 km/h) afin de favoriser l’émiettement de la terre.

Dans des sols peu argileux (moins de 20 %), type limons et sables, la terre fine est généralement présente en quantité suffisante : le strip-till peut être combiné avec le semoir. En situation trop plastique, la date de semis est à reporter afin d’assurer la bonne fermeture du rang.

Dans des sols très argileux ou très secs, il est nécessaire de dissocier le passage du strip-till de celui du semoir, avec un intervalle de 10 à 15 jours entre les deux, selon l’évolution pédologique. La fissuration doit intervenir sur un sol sec homogène. Le semis peut être réalisé dès que la terre est bien émiettée.

En cas de sol très humide ou trop sec, l’utilisation du strip-till est contre-indiquée.

Semoir classique ou semoir monograines ?

Le semoir monograines fait de plus en plus d’adeptes, en raison de ses nombreux atouts : meilleure régularité de semis, graines bien positionnées au contact de la terre, lignes de semis bien refermées. Une telle qualité de semis assure une bonne vigueur des plantes au départ avec des levées plus rapides et homogènes. En conséquence, les doses de semis sont réduites, autour de 35 à 50 grains/m2 contre 45 à 60 avec un semoir à céréales. A contrario, les écartements sont plus importants, entre 50 à 60 cm, pour maintenir l’effet « couverture du sol » par la culture. En sols profonds, il est possible d’élargir l’écartement jusqu’à 75 cm.

À sa faveur, le semoir à céréales offre des débits de chantiers plus rapides, entre 10 et 15 km/h, alors qu’un semoir monograines se limite à 5-6 km/h. De nouveaux modèles de précision sont proposés sur le marché, offrant la possibilité de semer des plantes compagnes du colza. Leur prix peut représenter un frein : tout va dépendre des objectifs de production.  

Au niveau du coût d’implantation, les deux types de semoirs se révèlent équivalents : un chantier avec un semoir à céréales revient un peu moins cher à l’hectare qu’avec un semoir monograines, mais celui-ci permet, en contrepartie, d’économiser sur la semence.


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