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Risque ravageurs Etat des lieux des connaissances et bonnes pratiques à suivre

Corteva

Si les ravageurs du colza font l’objet d’une grande attention, c’est que les problèmes de résistance nécessitent d’adapter les pratiques. Terres Inovia assure une surveillance sur le territoire des populations de charançons, altises, ou autres ravageurs comme les pucerons ou les méligèthes.

Altises sur colzaLes dégâts des altises en cultures dépendent de nombreux facteurs, tels que les conditions de milieu, la biomasse foliaire, ou la qualité racinaire. (©Corteva)

Les dégâts que peuvent causer les ravageurs en culture de colza amènent à mettre en œuvre différentes pratiques pour y faire face. Mais certaines d’entre elles ont leur limite. La résistance à certains produits insecticides doit être prise en considération. Ainsi, une enquête de terrain menée par Terres Inovia met en évidence le développement de la résistance des grosses altises aux pyréthrinoïdes, qui s’étend de plus en plus géographiquement parlant. En résulte un manque d’efficacité des pyréthrinoïdes dans les régions touchées par cette résistance. Pour ce qui est du charançon du bourgeon terminal, le Centre et une partie du nord-est sont concernés aussi par ces problèmes de résistances. Le sud-ouest commence à être impacté. Le phénomène de résistance, occasionné par une mutation chez l’insecte, est également constaté sur d’autres ravageurs : comme les pucerons verts ou encore les méligèthes. Dans ce contexte, il est d’autant plus important de raisonner le recours aux insecticides chimiques, ne serait-ce que pour éviter de compromettre, à terme, l’efficacité de ces solutions. Il est conseillé de ne pas appliquer deux fois de suite le même mode d’action, même si l’on est confronté à deux insectes différents et de privilégier des substances actives spécifiques.

Observer avant d’intervenir

En première intention, l’observation et la surveillance des ravageurs constituent l’un des piliers des bonnes pratiques à adopter. Concernant les grosses altises, pour qui la douceur des températures influence le développement des larves, la surveillance peut démarrer et être répétée, notamment en utilisant un berlèse. Protocole : compter les larves récupérées dans les pétioles des feuilles de colza au niveau du berlèse et en fonction de leur nombre décider d’une intervention spécifique.

En outre, les dégâts des altises en cultures dépendent de nombreux facteurs, tels que les conditions de milieu, la biomasse foliaire produite par le colza, la qualité racinaire, ou encore le type d’infestation. Il est conseillé de n’intervenir qu’à partir d’un certain seuil, de l’ordre de 2-3 larves par plante, ou 70 % des plantes avec au moins une larve, et en fonction de la robustesse du colza. La conjugaison de conditions défavorables doit être prise en compte : petit colza, manque d’azote, pivots défectueux, reprises tardives…

Il est également nécessaire de bien connaître la physiologie des insectes. « Le gel ne tue pas les larves des grosses altises, précise, par exemple, l’équipe régionale Centre et Ouest de Terres Inovia. Dans le pire des cas, elles gagnent le cœur des plantes avant ou pendant la reprise de végétation en sortie hiver. Pour cette raison, il convient d’anticiper : les choses se jouent en novembre/décembre. »

Pour le charançon du bourgeon terminal, la cuvette jaune est un équipement incontournable pour confirmer ou non leur présence

S’informer et s’appuyer sur les enquêtes terrain

Pour les grosses altises et le charançon du bourgeon terminal, un colza suffisamment développé a moins de chance d’être impacté. Ce qui est notamment le cas pour les colzas associés, boostés en azote grâce aux légumineuses. L’évaluation du risque passe donc par un bilan du colza, via l’observation (couleur, enracinement), la prise en compte de la disponibilité en azote, et un état des lieux de la présence du ravageur (historique). L’intervention pourra être décidée en fonction du nombre d’insectes piégés, mis en lien avec le bulletin de santé du végétal.


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