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Implantation du colza Semis précoce et associé pour un triple bénéfice : azote, adventices, insectes

Corteva

Associer le colza à une ou plusieurs légumineuse est une technique qui séduit de plus en plus d’agriculteurs. Terres Inovia a profité des Culturales pour faire le point sur l’intérêt de la pratique, confirmé aussi bien dans les essais que chez les producteurs.

Thibaut Pruvot Terres InoviaThibaut Pruvot de Terres Inovia : « Le choix de la féverole comme plante compagne du colza est assez facile à mettre en œuvre. » (©Corteva)

« Les colzas implantés avec des légumineuses compagnes ne représentent pas encore la majorité des parcelles, mais c’est une pratique qui continue à se développer », estime Thibaut Pruvot, chargé d’études chez Terres Inovia en Champagne Berrichonne. Pour lui, la technique présente un intérêt dans tous les types de sol, mais surtout les argilo-calcaires, plus sensibles aux carences en azote. « Lorsque le colza et la légumineuse sont implantés de bonne heure, la culture bénéficie d’un meilleur statut azoté en début d’hiver, indique-t-il. Une sorte de synergie se crée entre les deux systèmes racinaires, qui favorise la minéralisation. Dès l’entrée de l’hiver, on constate que le chevelu racinaire du colza est plus développé. » Dans ses essais comme dans les parcelles d’agriculteurs, Terres Inovia confirme une meilleure robustesse du colza lorsqu’il est associé à des légumineuses.

Un vrai intérêt contre les insectes

Pour lui, combiner la technique des plantes compagnes à un semis précoce présente un vrai intérêt contre les insectes. « Nous conseillons de semer tôt le colza, vers le 15 août dans notre région, poursuit Thibaut Pruvot. Dans les sols superficiels, il y a peu de risque d’élongation avant l’hiver. L’idéal est que le colza soit au stade 4 feuilles en septembre, donc suffisamment développé, avant l’arrivée des grosses altises pour mieux s’en préserver. »  Il reconnaît que la sécheresse de l’été 2018 n’a pas été favorable aux semis précoces. « Ce qu’il faut, c’est être prêt à démarrer tôt, et attendre qu’il pleuve 10 à 12 mm pour déclencher », ajoute le chargé d’études de Terres Inovia.

De la féverole seule aux associations de légumineuses

Thibaut Pruvot estime que le choix de la féverole comme plante compagne du colza est une solution simple à mettre en œuvre, à l’exception du semis que la taille de la graine ne facilite pas. Quant au désherbage du colza, « il est facile de le piloter avec la féverole de printemps, qui résiste en général aux herbicides utilisés et dispose d’une bonne capacité de minéralisation. Elle est peu concurrente du colza et gèle facilement, donc disparaît pendant l’hiver. Et s’il reste des féveroles à la récolte, elles sont faciles à trier. Les graines récoltées peuvent même servir aux semis suivants. » Il conseille de semer environ 12 plantes/m2 de féveroles.

Parmi les autres légumineuses qu’il est possible d’implanter avec le colza, le trèfle d’Alexandrie et le fenugrec se développent assez rapidement et concurrencent assez vite les adventices. La lentille bénéficie aussi d’un pouvoir couvrant intéressant, mais concurrence davantage le colza.

Pour Thibaut Pruvot, le fait d’associer une légumineuse au colza ne suffit pas à garantir un bon rendement. « C’est un ensemble de leviers qu’il faut activer : semis précoce juste avant une pluie, plante compagne, apport de phosphore, voire d’azote au semis dans les secteurs où la réglementation le permet, afin d’obtenir très tôt un beau colza et ainsi mieux contrôler les adventices et les insectes. »


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