DENSITE OPTIMALE Comment la déterminer ?

Le nombre de plantes à la récolte est déterminant pour maximiser le rendement d’une parcelle. Il est donc essentiel de bien l’anticiper, en semant à la densité optimale. Mais quels sont les facteurs à prendre en compte ?

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En fonction de la précocité variétale

On peut considérer un champ de maïs comme un formidable panneau solaire transformant l’énergie solaire en biomasse. La densité idéale est celle qui permet d’avoir la surface foliaire optimale pour capter un maximum de rayonnement. Le nombre de feuilles d’une plante est déterminé génétiquement et dépend de la précocité de la variété. Plus une variété est précoce, plus faible sera son nombre de feuilles. Ainsi, la densité des variétés sera d’autant plus basse que celles-ci seront tardives.

En fonction du type de grains

Les variétés de type corné-denté ont un nombre d’ovules par rang déterminé à l’avance. Ou autrement dit, le nombre de grains par épi est pré défini. Ainsi l’un des leviers pour augmenter celui-ci reste l’augmentation du nombre d’épis par hectare, c’est-à-dire l’augmentation du nombre de plantes par hectare. En revanche, les variétés de type denté, il n’y a pas de prédéfinition du nombre de grains par épis. Ainsi il est possible d’avoir un nombre de grains par ha qui varie selon les situations par simple compensation, notamment à la sous densité. On peut donc semer des variétés dentées en densité légèrement plus faible que des variétés corné-dentées de même précocité.

En fonction des conditions culturales

Lorsque les conditions hydriques sont favorables, c’est-à-dire lorsque les parcelles semées possèdent une bonne réserve utile, sont irriguées et non soumises à des restrictions d’irrigation contraignantes, ou lorsque l’on se situe dans des zones climatiques bien pourvues, il faut viser les densités élevées. Lorsque les conditions hydriques sont plus défavorables, la réponse à la densité est très faible, voire nulle, mais elle n’est pas négative. Cela signifie que dans des parcelles où demeure une certaine incertitude sur les régimes hydriques, des densités élevées ne seront pas valorisées, mais ne pénaliseront pas le rendement final. En revanche, dans le cas d’un apport hydrique satisfaisant, une parcelle semée à densité trop faible n’atteindra pas son rendement optimal. De plus, la perte liée au rendement est plus élevée que l’économie de semences réalisée. En cas d’incertitudes, il vaut donc mieux viser les densités hautes.

« Pertes entre semis et récolte » 
Les conseils de densités sont généralement donnés en nombre de plantes à la récolte. Les taux de germination des semences de maïs sont élevés, ainsi les pertes entre semis et récolte sont uniquement liées aux conditions de semis et de levées des plantes. En conditions optimales, et en l’absence de ravageurs, on considère que les pertes sont comprises entre 5 et 10% maximum.

Densités  plantes à la récolte en maïs grain (en milliers de plantes) recommandées par ARVALIS Institut du végétal

En fourrage, ajouter 5 000 plantes.

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