CIVE Réussir son maïs en dérobée

KWS Terre-net Média

Il est de plus en plus fréquent de semer des maïs en dérobée, derrière une céréale ou une culture industrielle, le plus souvent soit pour constituer plus de stocks fourrager, soit dans le cadre de CIVE (Culture intermédiaire à vocation énergétique) afin d’alimenter un méthaniseur. Quels conseils retenir pour réussir ces semis tardifs ?

Semoir KWSRéussir son semis en dérobée avec KWS. (©KWS)

Choisir une précocité adaptée

L'objectif est de pouvoir récolter un maïs à minimum 28-30 % de MS pour un fourrage et 25-26 % de MS pour les méthaniseurs, c’est-à-dire au plus tard courant octobre en fourrage, avant les premières gelées. Il faut donc s’assurer, au moment du choix de la variété, que sa précocité est adaptée à la date de semis et à l’offre climatique locale. Pour ce faire, il faut connaître les besoins en somme de température de l’hybride (base 6), et les comparer aux températures médianes de la station météo la plus proche.

Certains semenciers proposent des hybrides d’indice faible. C’est le cas de KWS, qui offre une gamme de maïs UP (Ultra précoce) d’indices FAO inférieurs à 200. Cette gamme est issue des variétés phares du réseau Nord-Europe et dont les résultats France en conditions dérobées sont très prometteurs. 

Semer dans le frais

Le premier écueil d’un semis tardif est le stress hydrique. Pour une levée optimale et réussie, il est indispensable d’avoir au moins 20 mm de pluie, ou d’irriguer. Dans tous les cas, il faut essayer adapter une préparation du sol permettant de garantir un lit de semence suffisamment frais.

Le meilleur moyen est de semer juste après la récolte, car il peut rester un peu de fraîcheur dans les premiers centimètres du sol. L’implantation sans labour est donc à privilégier pour conserver un maximum d’humidité. À noter qu’un semis dans les 24 heures après la moisson du précédent, garantit souvent une très bonne levée du maïs. Dans tous les cas, il faut également ne pas laisser les graines trop près de la surface, et assurer une profondeur autour de 4-5 cm. La densité de semis sera réduite, d’autant plus que la date de semis est tardive et la ressource en eau limitée. Elle se situera entre 75 000 et 100 000 plantes par hectare.

Adopter une conduite culturale simplifiée

Comme en culture principale, le maïs semé en dérobée bénéficie de la minéralisation du sol, notamment pendant l’été. Implanté derrière une céréale, le reliquat azoté ne permet l’alimentation que du début du cycle. Un apport en végétation est nécessaire dès le stade 8 feuilles du maïs, et est modulé en fonction l’état de la culture. En termes de désherbage, la rapidité de croissance des plantes, permet de gérer les mauvaises herbes en un seul passage, le plus souvent grâce à un post levée précoce. On limitera ainsi les coûts.


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