Étude Agrinautes Facebook largement en tête chez les agriculteurs

Terre-net Média

Facebook est le premier réseau social utilisé par les paysans, que ce soit pour des sujets agricoles ou privés. Twitter progresse mais reste loin derrière.

En chiffres : les agriculteurs et les réseaux sociaux pour leur travailEn chiffres : les agriculteurs et les réseaux sociaux pour leur travail. Chiffres issus de l'étude Agrinautes 2017 réalisée par BVA pour Terre-net Média et Hyltel. (©Terre-net Média)

L’utilisation des réseaux sociaux par les agriculteurs connectés continue d’augmenter fortement : 42 % les consultent dans un but professionnel selon l’étude Agrinautes 2017 (1) (soit 5 points de plus qu’en 2016 et + 9 comparé à 2015) et 45 % y vont pour des sujets personnels (2 points de moins qu’en 2016). Ces deux chiffres se rapprochent chaque année, démontrant que les réseaux tendent à être autant utilisés pour le pro et le perso.

Facebook s’impose comme le leader : 31,5 % des producteurs interrogés s’en servent pour leur métier. Soit près d’un tiers des exploitants agricoles connectés ! En 2016, ils n’étaient que 17 %.

Google+ régresse à 6 %, en baisse de 3 points en un an. Twitter affiche une forte hausse mais n’atteint que 5,3 % des paysans (contre 2,9 % en 2016 et 1,7 % en 2015). Linkedin en touche 3,6 % mais beaucoup de membres sont très peu actifs, voire pas du tout. Snapchat connaît une progression importante mais reste sous les 3 %, passant de 0,8 % en 2016 à 2,7 % en 2017. Après une nette augmentation en 2016, symbolisée par la percée de plusieurs Youtubeurs agriculteurs, Youtube revient à 12,5 % en 2017, comme en 2015, contre 17,5 % en 2016.

Les smartphones ont la cote

Quelle est la fréquence d’utilisation des réseaux sociaux dans le monde agricole ? Pour simplifier grossièrement, les tendances sont d’aller plusieurs fois par jour sur Twitter, quotidiennement sur Facebook et une fois par semaine sur Youtube, et bien moins souvent sur Google+, Linkedin, Viadeo.

Néanmoins, cette fréquence a diminué de 7 à 10 points sur tous les réseaux. Peut-être parce que les nouveaux inscrits sont moins adeptes ? Ou qu’ils essaient d’être moins "accros" ? La mobilité (smartphone), en revanche, s’avère bénéfique. Les smartphones ont la cote ! Logique, puisque la majorité des agriculteurs ont un meilleur débit internet sur téléphone mobile que sur l’ordinateur de l’exploitation.

À lire également : Étude Agrinautes 2017 - Un meilleur débit sur smartphone  

Les pages Facebook sont de plus en plus consultées, notamment celles des fournisseurs, des firmes et des constructeurs. 60 % des "agrisurfeurs facebookeurs" regardent au moins une page (contre 53 % en 2016), essentiellement pour y trouver des informations différentes. Reste à définir ce qu'ils entendent par "différentes"…

Ne pas surestimer l’impact des réseaux sociaux

Toujours d’après l’enquête Agrinautes 2017, 13,3 % des agriculteurs publient des messages sur les réseaux sociaux (contre 12,2 % en 2016) et 86,7 % ne font que consulter ! Ces proportions sont du même niveau que celles observées sur les forums professionnels agricoles.

Mais attention, il faut garder les pieds sur terre et ne pas surestimer l’impact des réseaux ! Ces derniers ne sont cités que par 7 % des exploitants connectés, quand on leur demande quels sont leurs supports préférés pour échanger entre eux, en leur laissant pourtant plusieurs choix possibles. Ils privilégient encore nettement le téléphone (pour près de 75 % d’entre eux), devant les mails (43 %), les textos-SMS (32 %) et les forums agricoles (8 %).

À lire à ce sujet : « Publier des contenus sur les réseaux sociaux n’a d’utilité que si quelqu’un vous lit ! » (réseaux sociaux 5e partie : les premiers pas) 
 

(1) Étude Agrinautes 2017, réalisée par BVA pour Terre-net Média et Hyltel, auprès de 1 116 agriculteurs internautes interrogés par questionnaire internet Cawi (computer-assisted web interviewing) entre le 9 et le 23 juin 2017. Les résultats sont redressés pour être représentatifs des fermes françaises connectées. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : région et orientation professionnelle de l’exploitation.


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