« Le monde en 2040 » Veolia se penche sur l'agriculture de demain

AFP

Le leader mondial de la gestion de l'eau et des déchets Veolia a dévoilé jeudi plusieurs expérimentations touchant au domaine agricole qu'il considère comme un possible axe de développement à long terme.

Production de protéines animales à base d'insectes, agriculture urbaine, ferme aquaponique (culture associant poissons et plantes dans un système en production fermée) : Veolia multiplie les expérimentations dans le domaine agricole. Son objectif est de « développer un corpus de connaissances » pour être en mesure de proposer à l'avenir de nouveaux services à ses clients, a expliqué Antoine Frérot, le PDG du groupe, lors d'une journée presse ayant pour thématique le monde en 2040.

Avec neuf milliards d'habitants et une classe moyenne beaucoup plus nombreuse, les besoins en nourriture à cet horizon seront supérieurs de 50 % à ceux d'aujourd'hui, a mis en avant Antoine Frérot. « Cela peut paraître surprenant de voir Veolia s'intéresser à l'agriculture », a-t-il reconnu avant d'ajouter que ce domaine se trouvait au « carrefour de nos trois métiers existants » que sont la gestion de l'eau, des déchets et de l'énergie.

Le groupe recycle ainsi des déchets pour les transformer en engrais et fertilisants et, en Allemagne, il a mis au point une technologie permettant de « récupérer, de valoriser et d'utiliser le phosphore contenu dans les eaux usées municipales ». Au-delà de ces utilisations « traditionnelles », l'entreprise mène actuellement des expérimentations en France et en Malaisie avec des start-up qui élèvent des larves de mouches sur des déchets organiques, pour ensuite les transformer en farine ou en huile.

Courant 2018, deux nouveaux projets ayant trait à l'agriculture urbaine et à l'aquaponie doivent voir le jour. « Pour nous, c'est un moyen d'élargir nos actions au service des villes », a expliqué à l'AFP Loïc Couttelle, qui dirige ces deux projets. Selon lui, l'agriculture urbaine n'est pas « un effet de mode » et ouvre de « multiples opportunités » pour Veolia même si, pour l'instant, il s'agit surtout de développer une expertise dans ces domaines.

« Il est trop tôt pour parler de développement », a ainsi résumé Antoine Frérot, dont la priorité est de consolider la croissance organique du groupe, tout en poursuivant son désendettement. Au-delà de l'agriculture, Veolia travaille, pour la période post-2019, sur d'autres pistes liées à la décarbonation de l'énergie et à la dépollution de l'eau et de l'air.


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