; Les sources d'approvisionnement d'un méthaniseur peuvent être diverses
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Approvisionnement externe 17 000 t de biodéchets dans un méthaniseur agricole

GRDF

10 000 tonnes d'effluents et 7 000 tonnes de biodéchets issues de restes de cantines et d'industries agro-alimentaires alimentent le méthaniseur mis en marche début 2019 par un groupe de douze agriculteurs et leurs partenaires dans les Monts du Lyonnais.

Approvisionnement du méthaniseurL'approvisionnement du méthaniseur peut prendre une dimension collective au bénéfice de tous les acteurs et habitants du territoire. (©GRDF)

En janvier 2019, une unité de méthanisation, baptisée Méthamoly, est née à Saint-Denis-sur-Coise, entre Lyon et Saint-Etienne, dans la Loire. À l'initiative de ce projet : 12 éleveurs et Simoly, le syndicat intercommunautaire des Monts du Lyonnais. « Nous réfléchissions depuis 2012 à la valorisation des effluents de nos exploitations, se souvient Aloïs Klein, un des agriculteurs. Au total ce sont six élevages qui représentent environ 500 vaches laitières et 300 à 400 génisses et produisent 10 000 tonnes d'effluents par an, 2/3 de lisier et 1/3 de fumier. » 

Traiter des biodéchets : un autre métier 

De son côté, dans les Monts du Lyonnais, Simoly a évalué, sur ses 34 communes, les gisements de déchets qui pourraient être méthanisés. En ajoutant d’autres intrants dénichés par les agriculteurs jusqu'à 80 km autour de leur exploitation, 7 000 t/an de biodéchets issus des restes de cantines et d'industries agro-alimentaires étaient disponibles. 

« Mais collecter et traiter des effluents ou des biodéchets, ce n'est pas du tout la même chose, précise Aloïs Klein. Ce n'est pas la même réglementation : les effluents entrent directement dans le méthaniseur, alors que les biodéchets doivent d'abord passer par un système d'hygiénisation à 70°C pendant une heure. Nous devons également réaliser un suivi microbiologique strict et régulier pour s'assurer de la qualité de ces biodéchets. Traiter des déchets, c'est une nouvelle activité ! », estime l'agriculteur. 

Rétribué pour méthaniser les biodéchets 

Aloïs Klein travaille avec différents collecteurs déjà en place : Suez, Ecovalim, Leledy Compost... « Nous avons dû prendre le temps de comprendre le fonctionnement de cette filière. Le but, ce n'était pas de déstabiliser les acteurs déjà en place mais de représenter pour eux un exutoire supplémentaire. Par ailleurs, méthaniser localement leurs biodéchets dans une filière vertueuse avec un retour à la terre du digestat permet de donner plus de sens à leur action, et de créer du lien entre différents secteurs économiques. » En contrepartie, les agriculteurs sont rétribués pour le travail et le service rendu à la collectivité, ce qui ajoute de la valeur ajoutée au projet. 

La mise en charge du méthaniseur a débuté en janvier 2019 pour une injection dans le réseau GRDF en mars 2019 de 125 m3/h de biométhane qui répondront aux besoins en énergie de 1 200 foyers. « Ayant déjà atteint les objectifs, nous venons de demander à GRDF d'augmenter le débit d'injection à 150 m3/h qui alimenteront alors 1 500 foyers », se félicite Aloïs Klein. 


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