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L’agronomie contre les adventices Décaler la date de semis : levier testé et approuvé

Bayer

Les essais menés dans le cadre des plateformes Herbinnov dans cinq zones géographiques françaises arrivent tous au même enseignement : les leviers agronomiques présentent un intérêt majeur dans une stratégie de désherbage. Focus sur le décalage des dates de semis, une pratique qui a encore fait ses preuves en la matière.

Parcelle de blé à l'automneLes adventices sont plus faciles à contrôler dans les semis tardifs. (©Bayer)

Que ce soit dans l’Est, l’Ouest, le Centre, le Sud ou le Nord, les résultats des expérimentations menées sur les plateformes Herbinnov aboutissent aux mêmes conclusions : les pratiques agronomiques comme le décalage de la date des semis constituent un réel atout pour lutter contre les mauvaises herbes.

Dans le département de l’Aube, les vulpins ont été ciblés, avec une pression de l’ordre d’environ 160 pieds par mètre carré. Rien qu’en décalant des dates de semis de blé d’un mois, avec la mise en place d’un programme herbicide adapté, les résultats font état d’une efficacité de 100 % ! Le gain net qui en découle atteint 21 euros/ha par rapport à un semis classique.

Aussi, les comparaisons entre itinéraires classique et optimisé sur la plateforme ont révélé que le faux semis réalisé en octobre, associé au décalage de la date de semis à fin novembre, permet de gagner 23,3 q/ha (45,7 q/ha sur la parcelle témoin sans levier agronomique, contre 69 q/ha pour la parcelle « itinéraire optimisé »).

En Charente-Maritime, un décalage de l’implantation de 22 jours, initialement prévue au 23 octobre, a permis de réduire de 53 % le nombre de ray-grass au m² (baisse de 395 à 185 ray-grass/m²).

Si l’intérêt de la technique au regard du désherbage est bien réel (40 à 50 % des ray-grass également éliminés sur la plateforme du Sud-Ouest), la mise en place doit être réalisée en sol adapté, avec des variétés tardives.

Une efficacité renforcée lorsque leviers agronomiques et programme herbicides sont associés

Le décalage des dates de semis peut permettre de réduire la pression ray-grass, mais attention, d’autres espèces comme les véroniques à feuilles de lierre peuvent faire leur apparition (conclusions de la plateforme Herbinnov Ouest). Mais cette mauvaise herbe peut, elle, rapidement se gérer avec un herbicide d'automne (Mateno®). Ainsi, pour une efficacité qui tend vers le 100 %, les leviers chimiques ne doivent pas être négligés. Dans l’Est, le décalage des dates de semis permet au programme herbicide d’automne d’atteindre une efficacité de 97,5 %, contre 68,7 % pour l’essai témoin.

Sur la plateforme Herbinnov du Centre, le décalage de la date de semis, associé à un programme de désherbage d'automne (Fosburi®), s’est conclu par un gain net de 20 euros/ha notamment grâce à l’économie du rattrapage en sortie d’hiver. Dans le Nord, pour un même programme chimique, le décalage de la date de semis, ainsi qu’un faux semis sur une parcelle labourée, ont augmenté le rendement de 37 q/ha.

La technique consistant à décaler les dates de semis peut faire craindre une baisse de rendement. Néanmoins, en cas d’infestation par les mauvaises herbes comme le vulpin et le ray-grass, elle se révèle être un atout économique, avec a contrario des quintaux supplémentaires à la clé, et une intervention herbicide potentiellement évitée en sortie d’hiver. « Comme souvent, tout dépend de la situation de départ », conclut l’ingénieur de Bayer, qui pilote les essais dans l’Aube.


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