Ravageurs Les dégâts d'oiseaux pourraient remettre en question la culture du tournesol

VM Terre-net Média

Les attaques récurrentes des oiseaux ravageurs, véritable cause d’incertitude pour les producteurs, notamment de tournesols, remettent en question le maintien même de la culture en France. Elles imposent une gestion individuelle et collective. Terres Inovia poursuit, avec ses partenaires, son engagement auprès des producteurs pour développer des solutions durables.

TournesolLes surfaces de tournesol, pourtant espèce aux nombreuses vertus, ne cessent de diminuer à cause, notamment, des dégâts d'oiseaux. (©Terre-net Média)

Depuis 1990, les surfaces de tournesol ne cessent de diminuer passant d’un million d’hectare à 600 000 aujourd'hui. « Une diminution, explique Terres Inovia, qui s’explique entre autres par l’impact des attaques d’oiseaux sur les jeunes pousses au moment du semis. » Les dégâts sont causés principalement par les pigeons friands des plantules de tournesol, et secondairement par les corbeaux freux et corneilles noires. « Face à ce fléau, des producteurs préfèrent alors tourner le dos au tournesol, et la culture est en danger dans ses principaux bassins de production. Le tournesol est pourtant une véritable culture agro-écologique, peu consommateur en eau et en intrants, indispensable dans les rotations de cultures. »

Les dégâts sont d’autant plus faibles que la levée du tournesol est rapide et homogène. « La prévention peut également passer par l’effarouchement des oiseaux avec des techniques de signaux visuels ou sonores. Les effaroucheurs doivent être posés avant le stade sensible (de l’émergence à la première paire de feuilles). Pour accroître l’efficacité de la méthode, utiliser des combinaisons d’effaroucheurs peut être utile. » Dans les départements où les espèces sont classées "susceptibles d’occasionner des dégâts", la réglementation offre aussi la possibilité d’effectuer tirs et piégeages sous certaines conditions. Seule une observation minutieuse des dégâts permet de déterminer si le resemis est nécessaire. Les lésions sur les cotylédons ne portent pas à conséquence.

Afin d’améliorer les moyens de lutte, Terres Inovia reconduit en 2017 une enquête déclarative des dégâts d’oiseaux et petits gibiers sur les cultures afin d’établir un diagnostic national. L’institut souhaite localiser les zones les plus touchées afin d’accompagner les agriculteurs en les informant des moyens de lutte et de prévention. Il est possible d’effectuer une déclaration sur le site internet de l'institut. Par ailleurs, une équipe Terres Inovia travaille pour étudier et développer des solutions durables, à court ou moyen terme (effaroucheurs, répulsifs conduite du tournesol, couvert…) et, à plus long terme, sur le plan écologique (gestion des habitats, aménagements d’attraction/ répulsion…). En 2017 par exemple, en collaboration avec l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), il testera des balises GPS pour suivre les déplacements des pigeons ramiers en vue de révéler leurs préférences.


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