Logistique Doublement du transport des céréales par voie fluviale à l’horizon de 2020

| par | Terre-net Média

Faible émetteur de gaz à effet de serre, le transport fluvial présente de nombreux atouts pour accroître la compétitivité des filières agricoles, notamment à l’exportation, grâce au maillage du réseau navigable, interconnecté avec les grands ports maritimes.

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Port de céréales
Les produits agricoles représentent environ 25 % des marchandises transportées par voie d’eau. (© Terre-net Média)
Doubler de nouveau la part de la voie fluviale dans le transport de grains à l’horizon de 2020 est l’objectif que s’est assigné l’accord-cadre d’octobre 2012 passé entre les filières de grains représentées par FranceAgriMer et l’Unifa (engrais) d’une part, et les Voies navigables de France (Vnf), d’autre part.

Au mois d’octobre dernier, les partenaires se sont, en effet, engagés à mettre en œuvre des stratégies d'entreprises favorisant le développement du transport fluvial et à participer au développement de cales modernes, industrielles et respectueuses de l’environnement. Dans chacun des bassins de production de céréales du nord de la Seine, cet accord prévoit aussi, selon FranceAgriMer, « une stratégie logistique intermodale basée sur la mutualisation et la massification, le développement du réseau navigable à grand gabarit » mais aussi « l’augmentation, la modernisation et le renouvellement des capacités de stockage initiés par la profession céréalière ».

Restreindre les disparités régionales

Les produits agricoles représentent environ 25 % des marchandises transportées par voie d’eau. Par rapport à 1995, les volumes transportés par le mode fluvial ont presque doublé en tonne/kilomètre. Et pourtant, seulement 12 % des transports de grains et engrais en France sont assurés par la voie d’eau (fleuves et canaux), avec des disparités régionales importantes : 40 % environ dans le Bassin parisien ou le Nord–Pas-de-Calais, mais seulement 10 % en Picardie ou en Champagne-Ardenne.

C'est dans ces régions, sous-utilisatrices de ce mode de transport, que se situe l'enjeu majeur de ce protocole, a souligné Rémi Haquin, président du conseil spécialisé des céréales de FranceAgriMer, signataire de l’accord avec Vnf.

Le transport fluvial présente de nombreux atouts pour accroître la compétitivité des filières agricoles, notamment à l’exportation, grâce au maillage du réseau navigable, interconnecté avec les grands ports maritimes.

Nombreux enjeux du transport par voie d'eau

Le transport fluvial, sobre en émission de gaz à effet de serre et en énergie, est également le plus économique. Sur un trajet type de 350 km, acheminer une tonne de marchandises coûte en moyenne 22 € en train, 21 € en camion, 17 € sur une péniche de petit gabarit, 13 € sur une barge de grand gabarit.

Au-delà des enjeux économiques et industriels, l'acheminement par voie fluviale renforce la sécurité du transport et contribue au développement socio-économique de la filière transport et des territoires parcourus.

Enfin, les perspectives d’évolution des flux de la filière des grains (céréales, oléo-protéagineux et coproduits) revêtent une importance particulière au regard de projets d’aménagement ou de développement du réseau fluvial tels que la liaison Seine Escaut avec le canal Seine-Nord Europe ou la mise au gabarit européen de l’Oise entre Compiègne et Creil (Mageo).

N.B : D'après FranceAgriMer.

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